Viktor Vincent mentaliste : une expérience incroyable à Nogent
Samedi 25 février, le spectacle “Mental Circus”, de Viktor Vincent, mentaliste, faisait étape à Nogent, au complexe culturel Robert-Henry, pour une soirée exceptionnelle. Une initiative de la Ville et de l’association Horizon culture. Joué à guichets fermés, ce spectacle bluffant a subjugué un public impressionné et captivé.
C’est dans une ambiance des années 30 aux Etats-Unis, que Viktor Vincent crée autour de lui un cirque imaginaire où s’expriment les performances mentales les plus folles et les expériences les plus bluffantes.
A Nogent, ce samedi, le pouvoir change de main, c’est le public qui s’en empare, se découvrant des capacités insoupçonnées et des dons qui confèrent aux miracles.
Viktor Vincent fait en sorte que vous vous sentiez parfaitement à l’aise, que vous souhaitiez participer sur scène avec lui ou que vous préfériez rester simplement témoins confortablement installés dans la salle.
Une expérience incroyable dont le spectateur se souviendra longtemps.
Laetitia monte sur scène
Cinq grands tableaux de magiciens des années 30 en guise de décor, Viktor Vincent embarque le spectateur dans un cirque imaginaire et joue de son talent. Il fait monter, tour à tour, des spectateurs sur scène, comme Laetitia, qui pense à un objet. Elle répond aux questions de Viktor dans sa tête et le mentaliste devine le mot “montre”. D’ailleurs, il nous montre que l’esprit n’a pas de limite. Il s’en amuse avec délectation. Calcul mental, télépathie, prémonition, couteau caché… Toutes ces expériences forcent le respect et prouvent bien que celui-ci est devenu le maître du mentalisme, du mystère et de l’étrange. On repart subjugué par ce parfait mélange de récit et de magie.
De notre correspondant Jean-Marc Raclot
Le mentaliste se dévoile
Viktor Vincent s’est prêté au jeu des questions-réponses.
jhm : Quelle est pour vous la définition d’un mentaliste ?
V. V. : Le mentalisme est un mélange de choses rationnelles pour créer des choses qui semblent irrationnelles. Comme la lecture de pensée ou la prédiction de l’avenir. Le mentalisme, c’est utiliser ses cinq sens pour donner l’illusion d’un sixième sens.
jhm : Est-ce un don naturel ?
V. V. : Malheureusement je n’ai aucun don particulier, j’aurais bien aimé, cela m’aurait simplifié l’existence. Tout ce que je fais, je l’ai appris avec quelqu’un qui était mon mentor Daniel Miraskill qui m’a initié à toutes ces choses-là. J’ai appris mon métier comme on l’apprenait au XIXe siècle, c’est d’ailleurs mon mentor qui a choisi mon nom de scène Viktor Vincent, il a décidé de beaucoup de choses et a été une étoile et un chemin pour moi. Il m’a guidé sur le chemin et après il m’a laissé voler de mes propres ailes.
jhm : C’est quoi votre truc ?
V. V. : Alors !!! C’est quoi le truc, ça je ne vais pas vous le dire !!! J’ai plusieurs secrets, je suis un homme de secret, je cultive le secret, et j’utilise tous ces secrets pour faire un spectacle, pour raconter des histoires. Vous voyez, sur scène, il y a plusieurs affiches, et on va raconter l’histoire de tous ces personnages qui étaient des performers du mental dans les années 30 à New York et qui à leur manière allaient montrer ce qu’allait devenir le XXe siècle. Pour le truc, il y a une phrase que j’aime bien de Myroska qui dit que s’il n’y a pas de truc, c’est fort et s’il y a un truc, c’est encore plus fort.
jhm : Les spectateurs sont-ils tous réceptifs à votre façon de faire ? Sont-ils tous des adeptes de ce genre de spectacle ?
V. V. : Là non, en fait, ce ne sont pas forcément des adeptes qui viennent me voir. D’ailleurs je ne fais pas un spectacle pour des gens qui sont déjà convaincus. Moi mon travail c’est d’amener les gens vers le récit. Il y a plein de gens qui viennent ce soir, qui accompagnent et qui ne savent pas qui je suis, ce que je fais, et qui ne s’intéressent pas vraiment à ce que je fais. Mon travail, là, c’est de proposer quelque chose, et puis de les attirer, de les amener vers ce que je propose.
jhm : Comment choisissez-vous les spectateurs dans la salle ?
V. V. : Les spectateurs sont toujours choisis au hasard, je jette un chapeau dans la salle et celui qui le reçoit peut monter sur scène s’il le désire ou alors relancer le chapeau vers quelqu’un d’autre. Comme cela c’est le hasard qui décide, il n’y a aucune pression.
jhm : Comment après avoir monté sur scène, les spectateurs réagissent-ils ?
V. V. : Ecoutez, ils sont plutôt enthousiastes et moi aussi voilà…
jhm : En amont de ce spectacle avez-vous une préparation spéciale ?
V. V. : Oui j’essaie de rester bien concentré, que tout soit extrêmement bien préparé. Tout doit être vraiment minutieux, pour être le plus direct possible et que ça roule et qu’il n’y ait pas de grains de sable dans l’engrenage.
jhm : Votre spectacle Mental Circus se joue depuis combien de temps ?
V. V. : Il a été créé en octobre 2019 au théâtre de la Tour Eiffel et puis tout s’est arrêté le 15 mars 2020 avec la pandémie, avec donc un an et demi de pause, et puis de nouveau une tournée en passant quatre fois au Casino de Paris, dix fois aux Folies Bergères, et quand la tournée sera terminée fin juin, nous serons sur 300 spectacles et 200 000 spectateurs.
jhm : Avez-vous un spectacle en préparation ?
V. V. : Oui un nouveau spectacle est en préparation qui va s’appeler “Fantastique” et qui commencera au théâtre de la tour Eiffel, à partir du mois d’octobre prochain, pour partir en tournée après.
jhm : Quel est le fil conducteur de ce spectacle ce soir à Nogent ?
VV : Je raconte l’histoire de tous ces personnages qui sont là immortalisés sur les affiches, de fond de scène.
jhm : Les spectateurs sortent-ils bluffés, surpris, à la fin de votre spectacle ?
V. V. : Ça vous le verrez lors du spectacle, je ne peux pas parler à la place des spectateurs, mais ça a l’air de bien se passer. Le fait d’être bluffé oui, c’est le minimum syndical. Je fais ça pour ça mais pas que… En fait, souvent le public est surpris parce qu’il y trouve autre chose.
jhm : Etes-vous entouré d’une équipe conséquente ? Est-ce un travail journalier le métier de mentaliste ?
V. V. : Pas d’entourage particulier, j’ai une toute petite équipe, et deux personnes qui voyagent avec moi, qui sont en régie. Sur scène je suis tout seul. Pour la deuxième question, Je suis en scène tous les soirs, en fait c’est un petit peu mon métier quand même, mais c’est aussi une passion.
Spectacle. Viktor Vincent a posé ses valises à Nogent, ce samedi 25 février. Dans son spectacle “Mental Circus”, le mentaliste propose un mélange de récit et de magie qui a subjugué le public.