Vacances : pas d’accès PMR à la Chapelle des jésuites
A compter du 13 juillet et jusqu’au 23 août, la chapelle des jésuites sera inaccessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) ne pouvant pas monter des marches. Pour cause, pour se rendre à la rampe d’accès il faut passer par le collège, fermé pendant une partie des vacances scolaires.
Avant d’entrer dans la chapelle des jésuites, les visiteurs ont quelques marches à monter. Pour certaines personnes à mobilité réduite (PMR), principalement celles en fauteuil roulant, l’obstacle est infranchissable, mais contournable.
Un accès est possible en passant par la sortie de secours de la chapelle, située dans le collège Saint Saëns. Toutefois, il est inaccessible lors des fermetures administratives de l’établissement, pendant les vacances scolaires. Ainsi, du 13 juillet au 23 août, il n’y aura aucun accès contournant les marches.
Cette situation pourrait être réversible avec la signature d’une convention entre le collège, géré par le Département, et la Ville. Néanmoins, pour le moment, rien n’est lancé. Par ailleurs, cette absence d’accord entraîne une impossibilité de communiquer sur cet accès par la sortie de secours. C’est pourquoi aucun affichage extérieur ne l’indique. A noter que pendant les périodes scolaires, il est possible de prendre rendez-vous auprès de la mairie pour s’assurer de bien pouvoir emprunter l’entrée accessible aux PMR.
Les accès PMR nécessitent l’aval de l’architecte des bâtiments de France
« La chapelle des jésuites est classée bâtiment d’intérêt patrimonial. La réalisation de travaux est ainsi soumise à l’accord de l’architecte des bâtiments de France (ABF), ce qui complexifie l’installation d’accès PMR. Le site fait l’objet d’une dérogation, permettant son exploitation sans l’accès fauteuil. Règlementairement, nous sommes dans les clous », explique François Obrecht, directeur du pôle cadre de vie et proximité, et de la réglementation et de la sécurité à l’Agglomération de Chaumont.
Cette soumission à l’autorisation de l’ABF concerne de nombreux autres bâtiments de la ville. Une demande de rampe d’accès avait été déposée pour l’hôtel de Ville, mais l’ABF l’avait refusée. Dans d’autres situations, c’est la conception de l’infrastructure qui empêche l’installation d’accès PMR. C’est le cas du parking hôtel de Ville, où l’installation d’ascenseurs nécessite des travaux à l’envergure et au coût trop importants. A la place, la Ville a augmenté les places de stationnement réservées dans la zone.
« Nous travaillons avec des associations pour proposer des événements aux publics empêchés. »
La mise en place d’actions pour les publics empêchés, qui comprennent les PMR, mais aussi personnes malades, très âgées, hospitalisées ou en détention, est soulignée par Nathalie Ferreira, directrice des politiques culturelles de la Ville. « Nous travaillons avec des associations pour proposer des événements aux publics empêchés. Pour les PMR, cela passe notamment par l’organisation de spectacles en extérieur. » Par ailleurs, à la chapelle des jésuites, la création prochaine de visites virtuelle palliera la situation.
Julia Guinamard