Une journée olympique en demi-teinte
Sport. Ce samedi 24 juin, cinq associations se sont mobilisées pour la journée olympique, qui s’est tenue au Square Boulingrin et du côté du stade Daniel Louis. L’affluence n’était pas au rendez-vous, mais les quelques visiteurs semblaient ravis.
A l’occasion de la journée olympique, cinq activités sportives étaient à découvrir gratuitement, ce samedi 24 juin. Le matin, au stade Daniel Louis, les participants ont découvert le taekwondo, la boxe et le handball. L’après-midi, à deux pas du stade, dans les locaux du club chaumontais, ils ont pu s’initier au tir à l’arc. Enfin, le Chaumont volley-ball (CVB) a passé la journée au Square Boulingrin, sans autre association, avec uniquement les kakemonos du club et aucune référence à la journée olympique.
Le même son de cloche ressort des différentes associations : l’affluence n’a pas été au rendez-vous. « Ça reste quand même assez mort depuis ce matin », confie Lucas Porcher, responsable du secteur amateur du CVB, déçu de ne même pas avoir eu une bannière indiquant la journée olympique. Si ce sont majoritairement des adhérents du club qui sont venus, il a quand même vu quelques nouvelles têtes. A écouter la présidente du Chaumont handball, c’est déjà une chance.
« Nous avons eu du monde parce que nos licenciés se sont déplacés, mais nous avons eu personne d’extérieure au club », indique Rachel Sugneau, présidente du Chaumont handball. Le club de tir à l’arc a été plus chanceux. Une vingtaine de personnes extérieures au club sont venues. « Je suis là avec mon fils et mon mari pour essayer le tir à l’arc. Le petit adore tout ce qui touche au tir », confie Daisy, une maman. De quoi ravir l’entraineur et vice-président du club, Bernard Bardou. « C’est une occasion de faire découvrir le sport et de contribuer au recrutement au sein du club. »
Journée olympique : une organisation compliquée
Même s’il a vu passer un peu de monde, Bernard Bardou n’est pas étonné de ce manque d’affluence. « Le club a été surpris de l’organisation de la journée. On a été beaucoup plus en réaction qu’en anticipation. » C’est d’ailleurs pourquoi Rachel Sugneau n’a elle aussi pas été surprise. « J’étais sûre que ça allait être un flop. Seulement la ville a communiqué sur l’événement… et elle l’a fait la veille. »
Alors que la journée était prévue depuis plus d’un mois, les quelques associations participantes ont appris il y a deux semaines que la journée allait être annulée. Puis, vendredi 16 juin, la Ville les contacte à nouveau. Elle leur indique que finalement la journée est maintenue et qu’elle se déroulera à Palestra. Ce mardi 20 juin, seulement quatre jours avant l’événement, elles ont appris que finalement Palestra ne leur sera pas réservé. Résultat, les cinq ateliers de la journée olympique ont été dispatchés dans différents coins de la ville.
« L’implication d’un faible nombre d’associations chaumontaises dans le cadre de cette journée est en partie une réaction à un manque de concertation de l’Office municipal des sports (OMS), des associations chaumontaises et de l’Agglomération, qui porte le projet Terre de jeux. Ni l’Agglomération ni le comité départemental sportif n’ont pris contact avec l’OMS ou les associations. Les bénévoles de l’OMS et des associations sportives sont prêts à décrocher leur téléphone pour s’impliquer dans les prochains événements liés aux Jeux Olympiques », déclare Thomas Bougueliane, président de l’OMS.
A partir du mois de juillet et jusqu’au Jeux, les associations sportives chaumontaises vont se mobiliser pour organiser des journées découvertes.
Julia Guinamard