Tim Laman, sur les routes du paradis
Tim Laman est le parrain du 23e festival. Un invité exceptionnel à la carrière exceptionnelle.

C’est une première depuis les débuts du Festival de Montier, l’image illustrant l’affiche de l’édition 2019 est celle de son parrain ! En l’occurrence, Tim Laman. On y voit un jeune orang-outan grimpant sur le tronc d’un arbre du parc national Gunung Palung, à Bornéo. L’image est vertigineuse (elle a par ailleurs reçu le prix du Wildlife Photographer of the Year 2016) et illustre à merveille le thème fort du Festival cette année : les forêts. Tim Liman en est un spécialiste. Depuis le début de sa carrière au milieu des années 80, il a publié pas moins d’une douzaine d’articles scientifiques sur l’écologie des forêts tropicales et les oiseaux qu’elles accueillent.
A Montier, cette année, il présente justement un travail photographique sur les oiseaux de paradis. Un travail de plus de 18 mois étalé sur huit années, consacré à immortaliser la vie de ces oiseaux dans la forêt tropicale de Nouvelle-Guinée. Un livre publié par le National Geographic en 2012, a fait l’objet d’un documentaire. Co-fondateur du programme « Birds of the paradise » avec Edwin Scholes, du laboratoire Cornell d’ornithologie, Tim Laman a effectué en tout plus de 25 expéditions dans cet environnement. Leur objectif : être les premiers à trouver et documenter les 39 espèces des légendaires oiseaux de paradis. Des espèces que l’on ne trouve qu’en Nouvelle-Guinée et dans quelques zones très proches.
Du moins, c’est ce qu’ils pensaient au départ. Car en vérité, au fil du temps, les chercheurs se sont rendus compte qu’on était loin de connaître la totalité des espèces de la famille des oiseaux de paradis, dite des Paradisaeidae. Pas plus tard que l’an dernier, les travaux de Tim Laman et d’Edwin Scholes ont encore permis de mettre en évidence l’existence d’une nouvelle espèce, le « Vogelkop », ou « tête d’oiseau » nom traduit de l’allemand. L’aventure scientifique continue.