Stève Lucas, l’écriture comme moteur
Livres. Stève Lucas, demeurant à Melay, vient de publier son tout dernier ouvrage « La route en sueur « , aux éditions Liralest, narrant son périple de 12 000 kilomètres à vélo de Boston à Guatemala City. Ce livre met un point final à sa vie d’avant. Avant son accident en 2016. Mais sa soif d’écrire est inextinguible.
Ce sont souvent ceux qui en montrent le moins qui en font le plus. Stève Lucas entre parfaitement dans cette catégorie de personnes, voire même de personnages, très attachants, qui se caractérisent par de la discrétion doublée d’une grande humilité. Mais, au fil de la conversation, à la question « quelle est votre actualité dans les prochaines semaines ? », on comprend que Stève Lucas est un homme très demandé et reconnu pour ses compétences. « J’ai 70 dates de calées », répond-il en souriant, sur un ton tout à fait anodin. Comme si c’était normal.
L’habitant de Melay, baroudeur, souvent de l’extrême, depuis l’âge de 19 ans, se déplace un peu partout en France, « beaucoup en région parisienne », dit-il, mais aussi à l’étranger pour donner des conférences, pour projeter ses films et échanger avec les salles, sur ses incroyables périples à travers le monde mais aussi sur sa résilience. Sur le jour d’après, le jour où il a dû se reconstruire après un accident domestique qui l’a privé en 2016, de l’usage de ses jambes. Il le raconte dans « Ce jour-là, c’était la nuit »…
Un roman en écriture
« La vie m’a posé », dit-il avec beaucoup de pudeur. Mais on comprend aussi, en filigrane d’une longue discussion, que l’écriture l’a, quelque part, sauvé. Il sort en ce moment, aux éditions Liralest, un ouvrage, « La route en sueur » qui raconte, d’une écriture fine et très agréable à lire, ses 12 000 kilomètres à vélo, de Boston à Guatemala City. Ses émotions, ses rencontres, les paysages, le récit plonge le lecteur dans ce long voyage passionnant.
S’il n’a pas tourné le dos à d’autres aventures, loin s’en faut, Stève Lucas sait que ce livre met « un point final » à sa vie d’avant. Mais l’écriture est une force ancrée et même enracinée en lui qui va faire éclore de belles promesses. Stève Lucas adore écrire des romans, imaginer puis faire vivre des personnages… Dans sa maison, à Melay, une nouvelle histoire est en train de naître.
C. C.