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« S’en sortir », après la conception, la réalisation ! 

Avant les prises, quelques retouches maquillage s’imposent.

Cela fait maintenant trois bonnes années que Mehdi, Ilyès, Yasmine et leurs amis travaillent sur le projet de création de la serie « S’en sortir ». Depuis ce lundi 7 août, les voilà dans la phase de tournage. Un rêve qui devient pour eux enfin réalité. 

« Tu les laisses ouvrir la porte et toi, tu passes justes après. » Rue Paul-Cézanne, Valentin Fournaise, Youtubeur aujourd’hui réalisateur, et une poignée de participants sont en pleine répétition avant les premières prises de sons et d’images. Car oui, en ce mardi 8 août – et comme c’était le cas la veille à la base 112, studios audiovisuels sur Reims – l’heure du tournage de la série « S’en sortir » a sonné. « On est fiers de nous parce qu’on a tenu le coup malgré des hauts et les bas », se réjouit Mehdi, membre de la bande de copains ayant en tête ce projet depuis déjà trois ans. « Aujourd’hui, on tourne le premier épisode. »

Comme dans toute série, celui-ci devrait permettre, durant une trentaine de minutes, de présenter les personnages principaux de l’histoire en huit actes. Autrement dit, de découvrir d’une part, dans la cité du Vert-Bois, un groupe d’amis inséparables se retrouvant régulièrement dans des trains abandonnés pour rire et refaire le monde. Et d’une autre, Saphir, petit caïd de quartier de retour en cité Bragarde renouant avec le trafic de drogue. Bien qu’initialement complètement parallèles, leurs routes finiront par se croiser…

Retour rue Paul-Cézanne. Devant l’immeuble, la concentration est de mise. Valentin, prêtant mains fortes aux jeunes depuis plusieurs années, lance officiellement le tournage de la première scène. « Silence sur le plateau. » Mehdi et Ilyès, tout comme les autres personnages, se préparent, quant à eux, mentalement, à faire leur entrée dans le champ. Il est loin le temps, où ils étaient une poignée de jeunes à écrire des scénarios dans leur coin. Aujourd’hui, à ces comédiens amateurs, âgés entre 16 et 20 ans, se sont ajoutés, des agents du centre socioculturel, des maquilleuses, des techniciens, des figurants. « Au moins une soixantaine de personnes sont dans le projet », chiffre Valentin. Des acteurs professionnels aussi, dont Fahmi Guerbaa, jouant le rôle de Saphir. « C’est leur envie qui m’a donné envie. Et, puis, je viens aussi d’un quartier populaire et je sais ce que c’est, donc je suis pour cette entraide. »

Le tournage de ce premier épisode devrait durer encore plusieurs jours. Une fois les dernières séquences réalisées, les jeunes et leurs fidèles soutiens passeront au montage pour une diffusion dans les mois qui suivent. « Il sera diffusé au Ciné-Quai. Nous espérons aussi dans plusieurs festivals, voire de le vendre à des chaînes de télévision », ambitionne Mehdi. Le premier d’une longue série donc ? C’est tout ce qu’on leur souhaite. 

Dominique Lemoine 

d.lemoine@jhm.fr

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