Saut-de-mouton : le matériel nécessaire à la construction
La réalisation du viaduc, en 1932 et 1933, a mobilisé beaucoup de matériel. Dans un premier temps, une pelle Weitz sur chenille, deux locomotives, 50 wagonnets girafes de 4 m3 et 1500 m de voie de 1 m avaient été nécessaires pour les travaux de terrassement. Pour la construction des deux parties du viaduc, des voies spéciales ont été construites pour recevoir des grues sur rails. Ce sont des modèles de la marque Perbal, fabriqués au début du XXe siècle à Dombasle-sur-Meurthe, près de Nancy qui ont été utilisés : deux pour la partie du chantier des arches n° 1 à 52 de la voie venant de Paris et une pour les arches n° 53 à 70 allant vers Dijon. Une bétonnière produisant 40 m3 par jour, 1 000 m de voies de 0,60 m avec un tracteur à essence et 20 wagonnets avec bennes adaptées, une grue à portique pour le chantier de moulage et 400 m de voie de 1 m étaient dédiées aux travaux côté Paris. En plus de la grue, une bétonnière produisant 20 m3 par jour et dix wagonnets avec bennes était affectée à la partie du chantier en direction de Dijon. Au départ, les travaux ne comportent que deux chantiers pour les piles et c’est par la suite seulement qu’un troisième attaqua les voûtes à la pile numéro 51 pour revenir côté Paris avec une jonction la voûte n° 39.