Que faire des objets liturgiques et d’ornement ?
L’association pour la conservation et le maintien du souvenir des communes de Nuisement, Chantecoq, Champaubert-aux-Bois, et pour la sauvegarde de l’église de Champaubert a tenu son assemblée générale à la mairie de Giffaumont-Champaubert, samedi 22 octobre, sous la présidence de Christian Collot (président de l’association, N.D.L.R), en présence de Charles de Courson, député de la Marne, de Jean-Pierre Calabrese, maire de Giffaumont-Champaubert, Denis Droin, maire d’Ambrières, d’Alexis Gilbert, nouveau directeur du syndicat du Der, et de nombreux adhérents.
Après la minute de silence, en souvenir des habitants des trois villages engloutis et des adhérents de l’association, décédés depuis la précédente assemblée générale, Christian Colot, la secrétaire et la trésorière ont présenté les traditionnels comptes rendus moral et financier, lesquels ont été validés à l’unanimité.
À l’issue des différents rapports adoptés à l’unanimité, la parole a été donnée aux autorités présentes.
Le maire a précisé qu’en 2024, à l’occasion du 50e anniversaire de la construction du lac, des manifestations sont prévues, avec, notamment, la venue de Patrick Ollier, président du Grand Paris.
Une déception parmi les acteurs touristiques : aucune épreuve olympique n’est programmée au lac du Der. Toutefois certaines équipes olympiques viendront s’entraîner sur le lac.
Alexis Gilbert a indiqué que la saison estivale a été réussie. « Il est trop tôt pour avoir des chiffres précis, mais les retours sont très bons. On revient au niveau d’avant Covid, voire plus ! » Le directeur se donne comme objectif de « consolider la clientèle locale, mais aussi les touristes étrangers venus de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni et d’Allemagne. Il faut que les touristes séjournent plus longtemps ».
Il a ajouté que les travaux de construction de l’hôtel vont commencer prochainement avec une ouverture de la structure, prévue fin 2024.
À la fin de l’assemblée générale, Daniel Dautel a demandé l’état des objets liturgiques et d’ornement, qui se trouvaient dans les églises des villages engloutis. Selon le maire, les objets présents dans les lieux de culte, avant la destruction des villages, appartiennent à l’association et non à la commune. Elle en dispose comme elle le veut.
Le président a indiqué que les objets liturgiques et d’ornement resteront dans les chapelles prévues à cet effet et qu’ils ont été déposés par nos anciens. « Nous devons les respecter », s’est-il exclamé. On s’oriente donc vers le statu quo, en attendant la venue de nouvelles générations, celles qui n’ont pas connu l’existence des trois villages engloutis.