Quand le Secours catholique et Saint-Vincent-de-Paul s’associent
SOLIDARITÉ. Les sections locales du Secours catholique et de Saint-Vincent-de-Paul se sont associées pour proposer une sortie à leurs publics cibles. Une grande première satisfaisante, qui en verra d’autres.
« Nous avons les mêmes objectifs, alors pourquoi ne pas travailler ensemble de temps en temps ? » Lundi 29 août, pour la première fois, les branches locales du Secours catholique et de Saint-Vincent-de-Paul, se sont associées pour organiser une sortie à Nigloland, à destination des personnes « qui n’ont pas les moyens de partir en vacances ou qui se sentent seules », précise Jean-Louis Schaefer, président de la confédération départementale de Saint-Vincent-de-Paul.
Complémentaires mais différentes
C’est au mois de juin que les structures se rapprochent et échangent sur cette idée, avant d’avertir leurs publics. L’idée remporte un franc succès : 74 personnes (accompagnateurs compris) ont pris le départ de Saint-Dizier, lundi matin. L’occasion pour les voyageurs du jour de se découvrir, eux qui n’ont pas forcément l’habitude de se côtoyer. « Pour nous aussi, c’est une belle occasion de mieux connaître les personnes que nous accueillons », ajoute Perrine Mougel, animatrice du Secours catholique.
Si le Secours catholique et Saint-Vincent-de-Paul (basées dans la Maison paroissiale, rue Montpensier) peuvent être complémentaires, leurs organisations et leurs objectifs diffèrent. La première nommée est répartie entre le nord de la Haute-Marne et le sud de l’Aube. « Localement, nous sommes quatre bénévoles, sachant qu’un va partir prochainement », explique Perrine Mougel. Des effectifs assez minces, qui laissent peu de marge de manœuvre : « Impossible d’organiser seuls cette sortie par exemple ». Quant à la société Saint-Vincent-de-Paul, elle est composée de treize bénévoles avec le curé : « Nous avons une réunion mensuelle, en plus de la distribution alimentaire deux fois par mois et des visites au domicile de personnes isolées », détaille Jean-Louis Schaefer.
Comme tant d’autres, les deux structures ont des difficultés pour trouver de nouvelles forces vives. Pourtant, les critères ne sont pas très nombreux : « Nous prenons tout le monde. La seule chose, c’est d’être discret. Chacun peut s’investir à son rythme. Il ne faut pas hésiter à venir en discuter. Le Secours catholique ne vit que par ses bénévoles », argumente Perrine Mougel. Pour Saint-Vincent-de-Paul, « nous sommes ouverts à toutes les compétences en raison de nos actions très diverses. L’essentiel, c’est d’avoir de la bonne volonté », renchérit Jean-Louis Schaefer. Avis aux amateurs.
Louis Vanthournout