On parle de Ferro au conseil d’Agglo
La situation de l’entreprise Ferro, dans laquelle 48 emplois sont pour l’heure toujours menacés, est venue sur la table des discussions lors du conseil d’Agglomération de Saint-Dizier, Der et Blaise, lundi 22 mai. Les élus font front commun contre les licenciements.
« Puisque nous parlons d’attractivité du territoire, je voudrais attirer l’attention sur ce qu’il se passe chez Ferro. » Ces mots sont ceux de Jean-Luc Bouzon, élu bragard d’opposition au conseil communautaire de Saint-Dizier, Der et Blaise. Alors qu’était discutée l’adhésion de l’Agglo à l’Agence d’attractivité Haute-Marne, une société publique locale chargée de dynamiser le tourisme et l’attractivité du territoire, le devenir des salariés de Ferro s’est retrouvé au centre du débat.
« Depuis plusieurs mois, les salariés mènent une lutte pour leur emploi. J’aimerais savoir quelle est la position de la communauté d’Agglomération sur cette question », a poursuivi Jean-Luc Bouzon. La suppression annoncée de 48 postes, dont 36 licenciements, dans une usine comptant 151 salariés, peut en effet être perçue comme un message allant contre une logique d’attractivité d’un territoire.
« Total soutien » aux employés de Ferro
Quentin Brière, président de la communauté d’Agglomération, a réaffirmé le « total soutien » de cette dernière aux employés de Ferro. « Je mène un dialogue de fond, avec la direction et avec les salariés. Ce n’est pas facile, mais nous avançons », a-t-il ponctué, assurant par ailleurs que l’Agglo n’avait aucun intérêt à ce qu’autant de personnes soient licenciées.

Las, les discussions décrites avec les salariés semblent rares. Alors qu’une réunion était prévue entre les représentants du personnel de Ferro et Quentin Brière vendredi 12 mai, celle-ci a été annulée. Aucune nouvelle entrevue n’a été fixée depuis, selon les informations de jhm quotidien.
Ralph Blindauer, avocat des salariés, précise qu’une réunion a bien eu lieu, à la fin du mois de février, sans que les choses n’aient beaucoup évolué depuis. En tout cas, la position de la communauté d’Agglo est claire : une ferme opposition aux licenciements, pour l’heure toujours d’actualité.
Dorian Lacour