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Libération de la ville : le souvenir demeure

Raphaël Mercier, directeur départemental de l’Onac (à droite),
aux côtés de Sébastien Desry, président de l’UNC.

Ce jeudi 15 septembre, la célébration du 78e anniversaire de la Libération de la ville était placée sous l’égide de la 51e section de la Fédération nationale des sous-officiers.

Germain Périard, président du Souvenir français, maître de cérémonie, a d’abord évoqué ce fragment d’histoire ou, « par la volonté du général de Gaulle, les armées françaises ont été engagées dans les combats de la libération de la France ».

Il a évoqué les opérations-clés avec le commando des parachutistes français du colonel Bourgoin, largué sur la Bretagne, et ceux marines du commandant Kieffer sur les plages de Normandie suivis de la deuxième DB du général Leclerc entrée à Paris. Il a encore parlé du rôle de la première armée française du général de Lattre de Tassigny, débarquant sur les plages de Provence, remontant la vallée du Rhône et libérant Bourbonne avec le deuxième régiment de spahis algériens de reconnaissance. D’ailleurs, dans la cité, la rue conduisant à la poste et au parc d’Orfeuil, a été baptisée “De-Lattre-de-Tassigny”.

Boucliers humains

Il a rappelé que « lorsque maquisards de Fresnoy, Larivière et Varennes s’étaient présentés aux entrées de la cité le 15 septembre. Le lieutenant Viry, chef des FFI et le maire Jules Arnoult ont déclaré sur le perron de l’hôtel de ville “Bourbonne ville ouverte” l’ennemi étant parti depuis la veille  ». La montée des couleurs s’est effectuée dans la foulée sur un mât installé à la hâte, au milieu du massif de fleurs devant la mairie. Le lendemain a été marquée par l’arrivée des blindés du deuxième régiment de spahis slgériens de reconnaissance de la première armée française, accueillis par une population en liesse avec des bouquets de fleurs à la main.

Germain Périard a également relaté que « les fenêtres pavoisées de drapeaux tricolores, rappelant la France libre chère au général de Gaulle, alors que pendant quatre ans d’occupation le drapeau allemand flottait sur le toit de la mairie ». Avec en filigrane le devoir de mémoire en destination des jeunes générations, Germain Périard a évoqué les arrestations des familles juives, la déportation des résistants suite à des dénonciations, les embuscades des maquisards et les représailles des Allemands, avec des “boucliers humains” attachés devant leurs camions.

Plusieurs gerbes ont été déposées par les autorités civiles et militaires.

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