Haltérophilie : les Langroises en danger
Cette dernière triangulaire de la saison va emmener, samedi 5 février, les protégées du président Gudin à Brest, où le troisième larron sera Châtillon-Barbelle (Doubs), un duel où il ne faudra pas se louper.
La formation lingonne sera au complet, avec son inamovible capitaine Adeline Cristofoli, accompagnée d’Elena Aigle, Priscillia Vautard et Naomi Nuiro. Le staff lingon espère bien terminer, au plus mal, à la deuxième place. Brest, actuel 5e, à domicile, fera tout pour ne pas voir les Haut-Marnaises revenir dans leur sillage. Quant à Châtillon, troisième, tout va dépendre de l’équipe qui va se déplacer. Bien sûr, Langres a les moyens de se mêler à la victoire, tout en espérant un mauvais résultat de Chelles.
Le club cher au président Gudin passerait ainsi de la 7e à la 5e place, ce qui l’assurerait de repartir en N1, c’est l’objectif premier pour les filles. Pour ce faire, elles auront toutes l’obligation d’assurer leurs premières barres. Elles sont toutes en bonne forme et leur avenir est entre leurs mains. Pour un club comme Langres, il est essentiel de rester parmi l’élite. Cela fait maintenant 22 ans que cela dure, il n’y a aucune raison de couler à Brest. Elles progressent encore et Jean-Louis Gudin se veut optimiste. Il reste néanmoins un peu surpris, déçu et se montre impuissant devant le cas de Naomi Nuiro.
« C’est vraiment dommage, mais on ne la reconnaît plus depuis sa blessure au pied. Elle est guérie, le mal est profond, sans cet accident et avec les barres qu’elle réalisait, nous devrions être sur le podium. Autrement, je suis très satisfait du reste de l’équipe, Adeline est toujours au top, Elena est de mieux en mieux et Priscillia fait de bons progrès. Il va falloir se battre le couteau entre les dents, en espérant une issue favorable pour nous. Les filles vont tout faire pour rester à ce niveau, c’est primordial pour le club, la ville, le département, la région et nos sponsors. Certes il n’y a, normalement, que les deux derniers qui descendent, mais il serait bon d’avoir un petit matelas de sécurité ». En effet, cela semble impensable de ne plus voir le club lingon à ce niveau.
De notre correspondant Gérald Llopis