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Les écoliers plantent des pins de Brutie pour une forêt plus résistante

L’expérimentation de repeuplement avec de nouvelles essence entre dans le plan de relance.

Dans le cadre d’un partenariat avec l’ONF et de la participation de la classe au projet “L’école de la forêt”, les élèves de CM1-CM2 de Catherine Robert se sont rendus en forêt domaniale du bois Guénard (au-dessus de Vaudrémont), lundi 27 mars, pour planter des pins de Brutie (ou pins de Turquie), une essence plus résistante à la sécheresse.

Les écoliers connaissent bien Geoffrey Louvet, le technicien ONF du secteur, qui est pour eux “le spécialiste des arbres et de la forêt”. La semaine précédente, il était venu en classe pour leur expliquer en quoi consiste ce projet de reboisement, qui est soutenu par l’Etat et l’Europe dans le cadre du plan de relance. Il se présente comme une expérimentation de repeuplement avec de nouvelles essences plus résistantes à la sécheresse, pour relever les défis du changement climatique dans nos forêts.

Lundi matin, Geoffrey Louvet était accompagné de trois autres agents de l’ONF : Aubin, de Montheries, Lucie, d’Arc-en-Barrois, et Quentin, qui avait déjà réalisé le jalonnement de la parcelle. Cette parcelle, qui fait deux hectares, était constituée auparavant d’épicéas, qui ont été ravagés par le scolyte. Un insecte que les écoliers connaissent et qui entraîne par sa présence le dessèchement complet du résineux, en s’incrustant sous son écorce. Ainsi 2 000 jeunes plants (âgés de 2 ans) de pin de Brutie sont nécessaires pour aménager chaque hectare, soient un total de 4 000 plants pour cette parcelle. Avant de commencer la plantation, Geoffrey Louvet et ses collègues ont donné les consignes aux enfants : il faut avant toute chose repérer une ligne (chacune de couleur différente), bien conserver cet alignement et espacer chaque nouveau plant de 1,70 m. Quand on est certain de l’emplacement, alors on peut commencer à piocher, puis on soulève la motte de terre et l’on introduit le jeune arbre délicatement, avant de replacer la motte et de tasser la terre. Si le coup de pioche n’était pas évident pour certains, tous ont pris beaucoup de plaisir à l’activité. Et comme a dit la maîtresse Catherine, en répondant à une élève qui se demandait combien d’années il faut pour que l’arbre atteigne sa taille adulte : « Qui sait, tu reviendras peut-être ici avec tes petits-enfants quand tu seras grand-mère, et tu pourras leur dire, avec fierté, “c’est moi qui ai planté ces arbres !” ».

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