Le Souvenir français en quête de rajeunissement
L’association mémorielle, qui rendra hommage en octobre au pilote haut-marnais Léo Barbier, envisage de se doter en 2024 d’un comité composé de jeunes.
Les présidents de comités haut-marnais du Souvenir français se sont réunis le 9 septembre à Chaumont, autour du délégué général, Roland Belbézier. L’occasion d’abord de pourvoir à des postes de responsabilité laissés vacants. Ainsi, Francis Retournard sera le nouveau délégué général adjoint pour l’arrondissement Centre, tandis que Didier Courrèges prend la tête du comité de Chaumont. Reste aussi à remonter un comité de Longeau, dont le bureau a démissionné voici plusieurs mois.
Fort de près de 900 adhérents en Haute-Marne, le Souvenir français compte quatorze comités, dont certains s’occupent de treize communes, pour d’autres de 57. « Mon comité va de la frontière des Vosges à celle de l’Aube », explique ainsi Roland Belbézier.
Un drapeau pour un lycée
Un des objectifs de l’association, c’est de mettre en place, en 2024, un nouveau comité, destiné aux « jeunes ». Il ferait appel notamment à des volontaires des différentes classes Défense de Haute-Marne. Rajeunir les effectifs est une volonté clairement affichée. Dans le Pays du Der, par exemple, le porte-drapeau du comité local n’a que 22 ans. Actuellement, sept drapeaux d’associations patriotiques dissoutes ont été confiés par convention à des établissements, qu’il s’agisse de l’Epide de Langres, des lycées ou collèges de Joinville, Chaumont, Châteauvillain… « Prochainement, le 15 novembre, nous remettrons un drapeau au lycée Saint-Exupéry de Saint-Dizier », explique Roland Belbézier.
Récemment, l’amicale des maquis de Varennes et de Bussières, l’association des Orphelins de déportés sont quelques-unes des structures à avoir souhaité transmettre le flambeau de la mémoire au Souvenir français.
Hommage à des héros
Au programme de l’association, un hommage sera rendu, le 15 octobre, à Charmes-la-Grande, au pilote haut-marnais Léo Barbier, mort dans le ciel de Russie il y a 80 ans. « Une exposition sera inaugurée le 3 octobre au château du Grand Jardin de Joinville, en collaboration avec la classe Défense du lycée Philippe-Lebon », précise Roland Belbézier. Puis, le 21 octobre, à Thonnance-lès-Joinville, une cérémonie permettra de se souvenir du soldat François Leblanc, tué en 1940.
Autre chantier : la poursuite de l’oeuvre de géolocalisation des tombes de morts pour la France, qui a bien avancé. « Nous avons déjà réalisé 70 % du travail », précise Bruno Ghiringhelli, délégué adjoint pour l’arrondissement Sud. Lequel rappelle qu’il est nécessaire que les communes, surtout celles qui délèguent cette mission à un opérateur externe, se rapprochent du Souvenir français, au moment de procéder à une restructuration de leurs cimetières. « La tombe d’un soldat Mort pour la France, ça doit être un patrimoine communal », estime le délégué langrois.
L. F.
Pour contacter l’association, consulter le site www.souvenirfrançais52.fr ou téléphoner au 06.81.41.27.82.