Le sommeil de l’enfant en question
Comment réagir devant un enfant qui refuse de se coucher ? Comment gérer les interruptions de sommeil nocturne chez les petits ? Comment canaliser les pleurs d’un bébé ? Autant de questions auxquelles s’est efforcée de répondre Lise Marotte, psychopraticienne et accompagnante parentale.
Elle avait convié un public multiple et une quinzaine de personnes, parents, assistantes maternelles à la maison, à la crèche ou en Relais petite enfance, animatrices de centres de loisirs ou d’ateliers récréatifs et future maman, l’ont écoutée avec intérêt le 9 mai à l’antenne intercommunale de la Codecom des Portes de Meuse, à La Houpette.
A l’aide de cas concrets prêtant à sourire mais voilant parfois des situations alarmantes, Lise a décortiqué des situations bien connues de tous : la colère au moment de dormir, les appels multiples – « je peux pas dormir, j’ai soif, j’ai envie de faire pipi » -, les levers intempestifs en plein milieu de la nuit, les cauchemars.
Elle a tout d’abord rappelé les effets nocifs d’un manque de sommeil, non seulement pour les enfants qui peuvent avoir des problèmes de santé, rencontrer des difficultés à se concentrer, être en état de fatigue permanente et agressifs, mais aussi pour les parents car, dit-elle, « le manque de sommeil peut briser une famille et il faut bien dormir pour avoir la patience nécessaire à l’équilibre de tous ».
Par un jeu de questions/réponses, Lise a établi quelques règles élémentaires pour un sommeil de qualité en tenant compte du nombre d’heures de sommeil nécessaires selon les âges, des paliers d’éveil durant la journée et la nuit, des rythmes de vie.
Elle a souligné l’importance d’une cohérence entre les habitudes prises à la maison et à l’extérieur, recommandant de conserver les mêmes heures de coucher et de lever pendant la semaine et le week-end. Favoriser une ambiance propice au sommeil en établissant une routine (lire une histoire, faire un câlin ou des bisous) est aussi indispensable qu’un environnement calme et apaisé. Une autre recommandation de Lise est de ne pas aller au-devant des besoins de l’enfant, entre autres donner la tétine alors qu’il ne la réclame pas, l’habituer à être couché dans son lit sans être bercé. Il est nécessaire de déterminer la durée des siestes diurnes et, si celle de l’après-midi se prolonge après 15 h, heure “charnière”, ne pas recoucher l’enfant en soirée. Quant aux pleurs, dont aucune étude ne dit qu’ils sont néfastes, il faut deviner à quels besoins ils correspondent : « Est-il fatigué ? A-t-il faim ou besoin d’être changé ? ».
Après avoir pris des notes et interrogé l’intervenante sur leurs cas individuels, tous sont repartis bien décidés à mettre en œuvre les préceptes énoncés.