Le sens de la formule
LES PIEDS DE NEZ
Jean-Yves Marin est vice-président de l’Agglomération en charge de l’environnement. Il est également bon pédagogue quand il s’agit de répondre des incongruités administratives. Interrogé sur des délais de chantier a priori longs, il s’est – une nouvelle fois – montré très clair : « Il faudrait que les gens comprennent que les collectivités, ça ne fonctionne pas comme pour un particulier. Celui-ci veut une cuisine, il part l’acheter et un mois après, il la reçoit. Nous, il faut des autorisations, remplir des dossiers, demander des subventions, attendre les disponibilités des entreprises… » Certes, mais décider de la couleur ou de la matière d’une cuisine, ça peut aussi être une affaire très compliquée.
La rue Gambetta est presque achevée, les Champs-Elysées de Saint-Dizier comme se prêtent à le dire certains élus ; allusion au fait que cet axe principal devrait s’étoffer de commerces avec l’ouverture du marché couvert. En ces temps de canicule, elle rayonne surtout par sa chaleur étouffante, ayant été conçue sans aucun espace vert, ni plantation d’arbres. Alors, pour éviter de suffoquer, on vous conseille un autre itinéraire depuis le parking gratuit de la place du 11-Novembre, l’après-midi. Longez les tilleuls de la place vers la rue De-Lattre-de-Tassigny, poursuivez à l’ombre des maisons en pierre qui ont survécu à la démolition de Cœur de ville, jusqu’à la place Emile-Mauguet. Tracez une diagonale afin d’atteindre les tilleuls, marchez à l’ombre, puis traversez pour rejoindre le côté ombragé de la rue Giros. Voilà, vous êtes en centre-ville, sain et sauf. Parfois, mieux vaut prendre l’itinéraire bis que la belle avenue.