Saint-Dizier. Le marché du geek a largement trouvé son public
POP CULTURE. Pour sa première édition à Saint-Dizier, le marché du geek a rencontré un franc succès. De tous les âges, les visiteurs ont pu se procurer des pièces originales en lien avec la pop culture, et échanger sur cette passion qui les lie.
Au fil de ses discussions passées, Kevin Royer le sentait bien, et il ne s’est pas trompé : « Il y avait une vraie attente du public haut-marnais. » Alors, l’association Geek in time (dont il est le président) a lancé son tout premier marché du geek, début janvier, à Chalindrey. Une première réussie : « Il y a eu plus de 900 personnes, et les retours étaient vraiment positifs », explique celui qui est fan de cet univers depuis toujours, depuis le Club Dorothée avec lequel il a grandi.
D’où l’idée de reproduire l’événement, cette fois-ci au nord du département. « Je cherchais une salle et l’UJB a tout de suite était accord », poursuit Kevin Royer. La machine est en route.
La pop culture
Pour cette première édition du marché du geek à Saint-Dizier, dimanche 13 mars, une quinzaine d’exposants étaient de la partie. Dont certains, déjà présents à Chalindrey, « qui viennent de loin : on en a de Lyon, de Paris et aussi du Mans ». Et là aussi, le succès est au rendez-vous. Plus de 300 visiteurs rien que sur les deux premières heures d’ouverture, le cap des 1 000 entrées est largement franchi.
Une satisfaction pour les bénévoles qui ont œuvré pour l’organisation de cette journée. Mais aussi pour Kevin Royer, dont l’objectif dépasse l’aspect événementiel : « Le but, c’est de développer la pop culture. Il y a un vrai intérêt qui touche un public large, des tout petits aux quadra, quinqua. » Ce qui se ressent au niveau des mentalités de notre société « avec l’image du geek. Quand j’étais au collège, c’était ringard. Aujourd’hui, pour mon fils, c’est une fierté. »
Une passion à partager
Dans les allées de l’UJB, certaines trouvailles riment avec nostalgie, en témoigne les quelques remarques entendues : « Virtua Striker ! C’était sur Dreamcast, l’ancêtre de Fifa », explique un père à son fils. Surprise aussi pour une jeune femme : « Oh, des Little PetShop. Je les collectionnais quand j’étais petite ». Un groupe de quadra scrute attentivement les vinyles : « Tu as vu, il y en a plein sur les Stones ». Les posters 2D et 3D interpellent. De même que les figurines Warhammer, les peluches d’anime ou de jeux vidéo. Les jeux de plateau sont également présents. Sans oublier d’anciennes bandes dessinées, et bien sûr, une multitude de mangas. Le tout, en présence de cosplayers (costume d’un personnage de fiction) pour se plonger pleinement dans l’ambiance.
Certains créateurs dans l’âme n’hésitent pas à se produire devant le public. Comme ce dessinateur, dans le coin de la salle : « J’ai commencé quand j’étais au collège en m’inspirant des super-héros connus pour faire mes propres créations. Je fais aussi parfois des peintures. Et des sculptures de personnages, avec une résine spéciale. » Enfin, dans une salle annexe, plusieurs jeunes s’essayent à ce qu’ils n’ont pas connu : Super Nintendo, Megadrive, NES…
La suite
Après cette réussite, Kevin Royer et son association ont le regard tourné vers l’avenir. « Ce serait bien de maintenir au moins ces deux temps forts, un au nord, un au sud de la Haute-Marne. Avec, peut-être, l’idée de faire une convention sur deux jours. » Bref, une nouvelle étape à franchir. « Here we go » comme dirait Mario.
Louis Vanthournout