Le cri du cœur du Mouvement pour une alternative non-violente
ASSOCIATION. Onze jours après le meurtre qui a coûté la vie à Axel Contignon, le Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) se désole de ce déferlement d’agressivité. L’antenne locale, qui a urgemment besoin de s’étoffer, ne manque pas d’idées pour continuer d’éduquer à la paix.
La mort d’Axel Contignon en plein centre-ville de Saint-Dizier a touché des milliers de personnes. A l’instar d’Annie Ghiloni, présidente locale du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN). L’association, qui fait de l’éducation au pacifisme son cheval de bataille depuis des années, par le biais d’expositions, d’interventions en milieu scolaire et dans l’espace public, et de formations, a pris un coup sur la tête.
« Réussir à bien vivre ensemble »
Plus que jamais, l’association estime qu’il est primordial de poursuivre l’éducation à la non-violence. « Vu la violence, les guerres, qui sont en train de se relance, nous avons besoin de trouver de belles idées pour sauver notre planète et réussir à bien vivre ensemble », insiste le MAN par la voix de sa présidente.
« Nous avons créé des expositions dont une très importante « Oser aller vers l’autre différent de nous » qui ouvre beaucoup de portes pour faire se renforcer les pensées et actions des enfants, des jeunes et des adultes dans leurs ressentis des émotions, dans leur empathie, dans le développement de leur communication pour trouver ensemble de bonnes solutions à leurs conflits », poursuit Annie Ghiloni. A Saint-Dizier, l’exposition en question a déjà été présentée au collège de La Noue et à l’Espace bragard (ancien nom du centre socioculturel).
« Nous ne sommes plus que deux »
Le MAN, qui a le double agrément Jeunesse et éducation populaire et Éducation Nationale, regrette de ne pas être davantage sollicité par la collectivité, pour présenter son exposition ou échanger, tout simplement. En septembre dernier, pourtant, lors de la Semaine du développement durable, l’association avait été invitée à intervenir par l’adjoint au maire en charge de l’Environnement et la Participation citoyenne, Franck Raimbault. Cinq classes le vendredi et des centaines de personnes le week-end avaient pu découvrir les actions du MAN. Mais depuis, plus rien. Regrettable, d’autant que, « c’est bien le moment d’agir dans la non-violence ! », répète Annie Ghiloni. Cela fait plusieurs mois que, en plus de ses initiatives propres, la présidente se bat pour que Yazid Kherfi et sa médiation nomade puisse organiser des ateliers à Saint-Dizier.
Si Annie Ghiloni lance un appel pour intervenir davantage, elle le fait aussi dans l’espoir de renforcer ses troupes. Comme nous vous l’indiquions lors de sa dernière assemblée générale, le MAN manque de monde. Doux euphémisme. « Nous nous sommes créés en 2018 à quatorze adhérents et maintenant nous ne sommes plus que deux. Il y a urgence à recruter ! »
N. F.