L’aficionado du CVB 52 retenu au cœur des matches des JO
Mordu du CVB 52, Florent Bécus est responsable de plateau pendant les matches. Le jeune homme a été retenu pour assurer cette fonction de veille aux rencontres de volley et de beach-volley aux JO. Le « bénévole référent’ pourrait aussi participer à la cérémonie d’ouverture…
« À Orléans, on était satisfait de mon travail. À la fin, on m’a demandé si j’étais intéressé par les JO ». Fin juin dernier. Florent Bécus vient d’assurer la fonction de responsable de plateau pour la Ligue des nations (VNL). Dans la capitale du Loiret, il a orchestré « pour la première fois » le ballet de tous les bénévoles qui gravitaient autour des matches d’une compétition de haute volée, il a su répondre aux « impondérables », et multiplié les contacts avec les superviseurs pour que les rencontres se déroulent au mieux. Le « job » (bénévole), Florent le maîtrise, voilà trois ans qu’il l’exerce au CVB 52 : mise en place du filet, démontage, réassorts… Si à Chaumont, ses compétences sont fort appréciées, il s’est toujours senti à la maison, dans « une ambiance familiale ». En apportant la preuve qu’il avait le niveau requis à la VNL, il a été encouragé à poser sa candidature de « bénévole référent » aux JO de Paris 2024.
Ticket pour les JO reçu illico
« J’ai reçu une réponse favorable très rapidement ». Florent croit qu’il fait partie des premiers à avoir reçu son ticket pour les JO. Or, « les premiers ont la place qu’ils ont demandée, les derniers prennent celles qui restent. Moi, j’ai choisi le volley ». Fin août, il apprend que, comme Séverine Edel qui a gagné sa place de marqueur, il est affecté au stade Arena Paris sud 1 – et au Champ de mars, pour le beach volley. « C’est ma première affectation… et dans mon domaine. On ne peut pas faire mieux ». Le résultat d’un engagement au service du CVB 52, club où Florent a commencé comme ramasseur de balles « jusqu’à la fin de Jean Masson ». Fonction qui l’avait déjà amené à la VNL de Lille à 16 ans, aux phases finales de la coupe d’Europe à Lyon, à Reims dans le cadre de la Ligue des champions, à Paris pour la Final Cup.
« Je pense que ce sera assez dingue »
« Je suis fan de volley et j’ai des relations dans l’équipe de France ». Florent est allé voir ses connaissances jouer en Bulgarie et à Rome le mois dernier. L’an dernier, il avait suivi un ancien joueur du CVB dans des matches de play-off. D’Italie, de Pologne, il est revenu avec le souvenir de salles de 5 000 personnes avec « une grosse ambiance ». En vacances, comme tous les jeunes gens, Florent cède à la mode du beach-volley. Cette fois, pas de plage brésilienne… mais bien mieux à ses yeux. « En plein air, au pied de la tour Eiffel… Je pense que le beach-volley, ce sera assez dingue ». Ces matches là « vont s’intercaler » avec ceux du volley tout court.
Spectateur privilégié
« Les JO chez nous, ça se passe une fois dans la vie ». Et puis les volleyeurs français sont dans le peloton des cinq meilleures équipes du monde, savoure Florent. En clair, il y aura aussi un enjeu à Paris 2024. Florent sera des JO, du 20 juillet jusqu’au 11 août, et dans des conditions de rêve : badge et accréditation lui ouvriront toutes les portes, il vivra également les coulisses, en côtoyant tous les joueurs en lice dans les vestiaires… « Je serai aux premières loges des matches, parmi les privilégiés ». Attention, précise-t-il, pas question d’avoir la grosse tête : « ce n’est pas être supérieur ». Non, Florent apprécie simplement le sésame qu’il a décroché. Et sans fébrilité. « Je n’ai pas vraiment la pression, ce n’est pas mon tempérament… mais j’ai hâte d’être aux JO, oui ! ». Reste à trouver où se loger, et si « c’est un peu galère », il est confiant.
Le coeur au CVB, la tête à la Seine
Ce n’est pas tout… « Normalement, je participerai aussi à la cérémonie d’ouverture ». Sur son mobile, Florent suit du doigt le trajet des athlètes… sur la Seine. « Ça aussi, c’est sacrément hors normes ! ». Toutes les places spectateurs se sont envolées. C’est désormais l’heure de leur retour sur le « marché d’occasion ». Aujourd’hui, les meilleures se vendent… 2 700 €. Florent pense sans cesse à sa famille de coeur chaumontaise. « Sans le CVB et Bruno (Soirfeck, NDLR), je ne serais jamais allé aux JO ».
Fabienne Ausserre
f.ausserre@jhm.fr