La société Jacques Prévot Artifices de Sarrey se lance des défis environnementaux
La société Jacques Prévot artifices est une entreprise fondée en 1992. Spécialisée dans la fourniture d’artifices de divertissements aux particuliers, collectivités et artificiers professionnels.
Leader incontesté dans le domaine de la pyrotechnie dans le Grand Est, JPA a vu le jour à Sarrey en 1992. Jacques Prévot commence seul, son activité. Il ne cesse d’évoluer et décide en 2003, de créer un site de stockage de 9 hectares. En 2019 JPA rachète sur le site de l’ancienne base aérienne de Damblain 13 hectares de terrain. Ces deux sites peuvent accueillir chacun 38 tonnes de matière active et sont classés Seveso 2.
En janvier 2020, Jacques Prévot, cède sa société à ses trois fils. Mathieu Prévot, Thibaut Prévot, et Justin Prévot le petit dernier.
La société fonctionne avec quinze personnes équivalent temps plein. Dans les temps forts de production, quinze saisonniers sont recrutés. Pour le tir des feux d’artifice des 13 et 14 juillet, JPA fait appel à un réseau de 125 artificiers.
Les professionnelles : 60 % du chiffre d’affaires, et 1 400 artificiers formés en dix ans.
L’artifice pollue-t-il ?
En 2022, le chiffre d’affaires de Jacques Prévot Artifices (JPA) se décomposait de la façon suivante : 21 % pour les communes, 18 % pour la vente en ligne, 1 % pour la formation d’artificiers et 60 % pour les professionnels de l’artifice. JPA participe activement à la formation d’artificiers de toute la France, avec son centre de formation créé en 2012. En dix ans il a accueilli 120 cessions et 1 400 candidats formés.
En 2023, JPA s’est donné l’objectif de ne pas augmenter ses tarifs de plus de 2 %. Cette faible augmentation fait suite à des gains de productivité énorme, malgré l’augmentation de 380 % du transport de la Chine vers la France. L’entreprise offrira aussi la possibilité aux collectivités de reporter leur feu et de le décaler à une date ultérieure (dans la même année) si la météo est défavorable et sans contrainte budgétaire. Autre défi c’est l’environnement. L’artifice pollue-t-il ? Est-ce que celui-ci émet du CO2.
Un nouveau défi : zéro carbone
Un feu d’artifice classique moyen en France (2 000 € en moyenne), c’est l’équivalent de 1 100 km parcouru par un véhicule thermique. En ce qui concerne la Haute-Marne, les communes investissent en général de 350 € à 14 000 € pour le plus gros budget. La moyenne se situant à 1 800 €.
Les prestations JPA hors Haute-Marne sont principalement situées, en Marne, Aube, Côte-d’Or, Haute-Saône, Vosges, et Meuse. Concernant les professionnels de l’artifice, JPA livre tout l’hexagone en général. La réglementation dans l’artifice a changé depuis quelques années. Deux grands sujets à l’ordre du jour, la sûreté, pour que les individus soient dans l’incapacité de nuire avec des artifices, et concernant les communes qui voudraient former des artificiers pour leur propre compte, les candidats sont sujets à vérification par les autorités compétentes. Maintenant seule la réglementation CE fait foi avec des artifices classés F et T.
Pour 2024 Jacques Prévot Artifices, s’est fixé un nouveau défi avec zéro carbone en 2024, et pour y arriver, JPA va réduire en premier lieu l’impact CO2 de ces spectacles. Cependant l’entreprise participera dès cette année à des programmes de captation de CO 2 sur la France métropolitaine. Elle est devenue l’entreprise incontournable du paysage de l’artifice de divertissements pour les particuliers, les collectivités locales, les associations, et les professionnels.
Les trois frères, en 2023 et 2024, sont prêts à surmonter plusieurs défis principalement environnementaux.
De notre correspondant