La paroisse fait son bilan
Sainte-Marie-Madeleine a tenu son assemblée générale mercredi 19 octobre, dans la salle Jeanne-d’Arc, en présence de nombreux paroissiens et de l’abbé Grégory Vallon, arrivé il y a un an, en septembre dernier.
Au préalable de cette rencontre bilan, les paroissiens ont dû répondre à trois questions : « ce qui ne me va pas ? », « ce qui me va ? », « quels sont mes souhaits ? ». Un diaporama a défilé, avec les réponses enregistrées, et les discussions s’enchaînaient. les explications ont été argumentées, pour répondre aux insatisfactions, l’abbé insistant toujours sur l’indispensable dialogue, sans animosité, qui doit être au centre de toutes les manifestations. Il a aussi rappelé le manque de prêtre (deux pour trois paroisses), le besoin qu’ils ont de vivre comme tout le monde, avec des heures de travail, des jours de repos et des congés. Terminé le temps où le curé était à disposition 24 heures sur 24 pour ses brebis. Forcément, tant de changements perturbent, les habitudes sont bousculées, les sensibilités taquinées. Cependant, les bénévoles actifs de la paroisse sont plutôt satisfaits des nouvelles organisations : les équipes de funérailles, les baptêmes un par un, en semaine, pour privilégier chaque famille, l’idée d’une église centrale (Montigny-le-Roi et Graffigny), pour limiter les déplacements trop longs, le presbytère, réaménagé et exploité, de plus en plus, par toute la communauté, les apéros après les messes qui rassemblent, le jeune curé dynamique qui fait du lien entre les générations, les rattachements des trois paroisses pour le catéchisme, la chorale bien vivante, le nombre de chrétiens impliqués dans la vie de l’église, en augmentation, et le dynamisme créé par les nombreuses rencontres mises en place, sur cette première campagne, de l’abbé Vallon. Un point sur les sacrements réalisés est établ,i avec une hausse de baptêmes et 40 funérailles, dans l’année. Le bilan financier, présenté par Yves Michel, est positif, avec un solde de 4 365,47 € Il explique les reversements au diocèse et à la paroisse de chaque célébration. En 2023, est prévu un projet de fascicule, répertoriant toutes les informations importantes, les dates, les personnes référentes, les diverses organisations. Les messes dominicales seront célébrées régulièrement dans les mêmes églises, afin de faciliter l’accès à tous les paroissiens. L’organisation de moments festifs, comme les marches, les apéritifs de fin de messe ou encore des temps plus marqués, pour la galette des rois, par exemple. L’organisation d’un “portage” de l’eucharistie, pour ceux qui ne se déplacent plus, est en réflexion. Des chants valorisés par de l’interprétation type gospel, pour attirer la jeunesse, sont également dans les tiroirs. L’équipe de coordination paroissiale va à nouveau se réunir régulièrement et faire parvenir les comptes rendus pour une meilleure visibilité de l’ensemble de la vie paroissiale.
Tout était à reconstruire selon la volonté du jeune abbé, venu en remplacement de l’abbé Jeaugey. Une approche différente, innovante et moderne qui ne va pas sans tracas, de part et d’autre. Les principes de l’église, qui prêche la tolérance, la générosité, le partage ou encore le respect, servent ici à franchir, avec patience, les étapes d’un changement aussi nécessaire qu’utile, à l’église de demain. Grégory Vallon, touché par la violence de certains propos, dit alors qu’il « peut tout entendre, quand les propos lui sont adressés directement », il y a, pour lui, « toujours des solutions d’ententes ». Il comprend aujourd’hui, pour en avoir fait l’expérience, « qu’il faut du temps au bassignot pour adopter un nouvel arrivant ». Le chemin est encore long pour le changement attendu, mais sa foi guide ses pas et son espoir est infini. La soirée s’est poursuivie, avec le verre de l’amitié et, pour certains, un dîner gourmand, préparé par tous et partagé dans la joie.