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Le Chaumontais Fabian Plak à l'attaque

La meilleure façon d’aborder l’Europe pour les volleyeurs de Chaumont

Le Chaumontais Fabian Plak à l'attaque
Fabian Plak et les Chaumontais ont désormais le regard tourné vers Belchatow. (Photo : P. Merle)

Le Chaumont VB 52 Haute-Marne va s’accorder une trêve en Ligue A, mais pas dans la cadence de ses matches. Après sa victoire à Paris (1-3), samedi 5 novembre, les Cévébistes s’apprêtent désormais à débuter leur nouvelle campagne européenne cette semaine, avec confiance.

Samedi 5 novembre, à Paris, le Chaumont VB 52 Haute-Marne s’est offert plusieurs bonnes raisons de se réjouir de sa nouvelle victoire en championnat (3-1). D’abord, les Cévébistes ne peuvent qu’apprécier un succès, qui plus est à l’extérieur, dans une salle copieusement garnie. Ensuite, celui-ci permet à ses auteurs de poursuivre une série qui perdure désormais depuis quatre journées. De plus, elle leur permet de conforter une place de leader qui, certes, reste anecdotique à ce moment de la saison, mais place cependant déjà le neuvième au classement (premier non qualifié pour les “play-off”) à onze longueurs : un écart, lui, non négligeable. Enfin, il offre aux Haut-Marnais de parfaites dispositions psychologiques avant de débuter la coupe d’Europe, jeudi prochain, chez les Polonais de Belchatow : un obstacle de taille pour une entrée en lice dans la compétition.

Autant de motifs de satisfactions qui se sont traduits sur le terrain de Pierre-Charpy par un scénario qui semble désormais immuable dans les matches du CVB 52 : victoire en quatre sets dont le troisième quasiment offert à l’adversaire. « Tant que l’on prend les trois points… » rétorquent unanimement les joueurs. Il est vrai que depuis la deuxième journée que cette histoire se répète, les Cévébistes n’ont échoué qu’à une seule reprise : à Tourcoing avec, logiquement, une défaite au “tie-break”.

Cette situation a au moins le mérite, quoi qu’il arrive après les deux premières manches, de mettre déjà un minimum d’un point dans l’escarcelle chaumontaise, mais elle pose néanmoins question sur cette lenteur à redémarrer ce troisième set. Si l’on excepte un troisième acte serré à Tourcoing, les hommes de Silvano Prandi ont toujours pris un “uppercut” d’entrée dans cette manche maudite (19-12 contre Tours, 20-11 contre Narbonne, 18-12 contre Cambrai, 20-10 contre Saint-Nazaire et 20-13 contre Paris).

Des compositions caméléons

Le force de ce groupe est de n’avoir jamais laissé complètement tomber la manche, se donnant les moyens de revenir dans la partie avant la fin de celle-ci, pour mieux appuyer sur l’accélérateur ensuite. Une méthode de nouveau d’actualité ce week-end à Paris, puisque menés “20-13”, Raphaël Corre et ses coéquipiers n’ont finalement concédé le set que sur le score de “29-27”.

Une perte sur le fil qui pourrait aussi miner le moral des Chaumontais. Mais ce groupe est décidément solide. A l’image des “sept” de départ qui, jusqu’à ce déplacement dans la Capitale, avaient toujours offert quelques modifications de la part de l’entraîneur Silvano Prandi.

Samedi, le technicien haut-marnais a, cette fois, repris la même configuration au coup d’envoi que lors de la première journée face au Plessis-Robinson, pour une équipe qui, sous cette forme a débuté tous les sets gagnés, mais a connu quelques retouches dans le troisième acte pour remettre le CVB 52 à flot. Cette capacité à se métamorphoser au fil des rencontres pour gagner en efficacité reste, pour le moment, la force principale de cette équipe. Reste à savoir si elle aura autant d’impact au niveau international. La réponse est pour bientôt.

Laurent Génin

Le jeu et les joueurs du CVB 52 : la régularité de Patrik Indra

Jan Galabov (10 att. sur 18, 2 cont., 4 ser., 6 fautes dir.) : Dès le coup d’envoi, le Tchèque a donné le ton en matraquant la réception parisienne et en se montrant très réaliste offensivement. Une posture qu’il a conservée durant tout le match, avec une réception solide en plus.
Michael Marshman (6 att. sur 11, 4 cont., 0 ser., 2 fautes dir.) : L’Américain a profité de sa titularisation pour confirmer qu’il pouvait être précieux pour son équipe. Honnête à l’attaque, solide au block et vicieux au service, il a réalisé une très belle prestation.
Raphaël Corre (2 att. sur 3, 2 cont., 0 ser., 2 fautes dir.) : Une distribution judicieuse, de la malice sur ses “première main”, une belle implication au block et de la qualité au service : le chef d’orchestre cévébiste a encore guidé son équipe avec bonheur.
Adrian Aciobanitei (9 att. sur 16, 1 cont., 1 ser., 3 fautes dir.) : Le Roumain a confirmé son retour en forme après sa prestation face à Saint-Nazaire, grâce à une panoplie complète qu’il a pu faire
admirer au public parisien.
HOMME DU MATCH : Patrik Indra (16 att. sur 25, 0 cont., 1 ser., 4 fautes dir.) : Cette fois, le Tchèque n’a connu aucune baisse de régime durant la rencontre. Réaliste au filet, puissant au service et attentif sur certains gestes défensifs, il a trouvé des solutions dans des situations compliquées avec beaucoup de lucidité.
Patrick Gasman (8 att. sur 13, 2 cont., 1 ser., 6 fautes dir.) : Peut-être un peu moins influent qu’à son habitude sur le jeu avec toujours plusieurs fautes directes, l’Américain reste cependant une arme
précieuse par sa capacité à rester mentalement focus sur son match.
Thales Hoss (libéro) : Une réception impeccable et un placement défensif parfaitement maîtrisé : le Brésilien enchaîne les prestations de grande qualité.
Fabian Plak : Si le Néerlandais n’a pas eu un ballon d’attaque à jouer, il a tenté d’apporter sa précision au service et a travaillé au block.
Nathan Wounembaina (2 att. sur 4, 1 cont., 0 ser., 3 fautes dir.) : Déjà sur le banc, le Camerounais a joué les rassembleurs au sein d’un groupe qu’il est capable de galvaniser. Un rôle qu’il a repris sur le terrain avec succès, même si tous ces gestes n’ont pas été couronnés de succès.

Le fait du match : la défense miraculeuse de Raphaël Corre

Il est des points qui valent parfois plus qu’un chiffre au tableau d’affichage. Le 18e point marqué par le CVB 52 dans le quatrième set en fait assurément partie. Sur un “boulet de canon” du “pointu” parisien Ibrahim Lawani, Raphaël Corre remonte miraculeusement la balle du pied que Patrik Indra va relancer quasiment des tribunes. Jan Galabov ne peut que la remettre dans le terrain adverse. Mais sur la relance parisienne, Lawani, de nouveau sollicité, sort son attaque. L’auto-satisfaction des Cévébistes à ce moment de la partie en disait long sur l’importance psychologique d’un tel point.

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