La chaleur n’est pas responsable des feux de voiture à Chaumont
Météo. Les incendies de voiture qui se sont succédé à Chaumont durant la période caniculaire interrogent. D’après les garagistes, la chaleur au niveau du moteur ne peut pas en être la cause. Ils pensent davantage à des problèmes électriques.
A Chaumont et à proximité, coup sur coup, quatre véhicules ont pris feu en deux jours. Le premier incident s’est déroulé le 18 juillet, à 21 h 30, pas très loin du café Le Parisien. Le conducteur venait de se garer. De la fumée s’échappait du moteur et la voiture s’est enflammée.
Dans la nuit du 18 au 19 juillet, à 2 h 40, une autre auto a également pris feu alors qu’elle avait été laissée sur place dans l’après-midi. Là encore, tout est parti du compartiment moteur avant l’embrasement général.
Sous 41° de chaleur
Le 19 juillet, dans l’après-midi, alors que les thermomètres affichaient 41°C, une conductrice aperçoit de la fumée qui s’échappe du capot. Elle se gare non loin de la rue Tréfousse et, à peine sortie, les flammes apparaissent et détruisent la voiture.

Pour ces trois cas, mais aussi pour le quatrième, les dégâts se sont limités aux véhicules. Mais alors comment expliquer ces embrasements soudains ? Les faits se sont déroulés au moment le plus chaud du mois de juillet et leurs similitudes laissent croire que cette chaleur est la première responsable.
Deux garagistes à Chaumont et Villiers-le-Sec avouent ne pas y croire. Pour eux, la chaleur au niveau des moteurs n’est pas un problème. « Ils sont conçus pour », disent-ils. L’un des deux détaille : « Le moteur est conçu pour monter en température jusqu’à 80 ou 90°C. Or, même s’il faisait chaud, nous ne sommes allés que jusqu’à 40°C ». Il ajoute un argument imparable : « Si c’était le cas, toutes les voitures dans les régions chaudes prendraient feu ».
Surchauffe des courroies
Ce même garagiste écarte même le problème d’entretien du moteur. Par contre, il envisage une surchauffe de courroies mais, là encore, le système serait monté en pression et si le moteur avait dépassé les 90°C, le conducteur en aurait été alerté au niveau du tableau de bord.

Autre hypothèque sous réserve de voir les véhicules de plus près : les animaux qui rongent les câbles, les tuyaux à base d’amidon de maïs et autres transmissions ou turbo. Le propriétaire du garage de Chaumont confie réparer de plus en plus de voitures en panne pour ces problèmes qui peuvent mener, pourquoi pas, à des courts-circuits.
D’ailleurs, son collègue rejoint l’analyse en penchant, pour ces incendies soudains, pour des détériorations du système électrique et des courts-circuits. Il ne voit pas d’autres réelles explications et serait intéressé pour consulter le rapport d’expertise. Le patron du site de Villiers émet ainsi une ultime idée : « Peut-être une batterie en surchauffe parce que deux fils se touchent ».
Frédéric Thévenin