Jolilaine, un travail de longue haleine
A Vouécourt, tout le monde connaît la SCEA du Moulin. L’exploitation ovine compte 300 mères. Il y a deux ans, elle a développé une nouvelle activité, sous le nom commercial de Jolilaine. L’idée, mettre à profit la laine de ses animaux pour fabriquer des objets déco, des cadeaux de naissance et bijoux originaux.
Pour la deuxième fois, l’entreprise a posé ses valises au Salon de l’Agriculture, dans le souci de faire connaître cette valorisation. « On n’est pas nombreux à faire ça. Certains éleveurs se lancent, mais c’est une goutte d’eau dans la production de laine française. Il faut être patient », insiste Cindy Fischer. La laine a pourtant de multiples vertus, dont des propriétés isolantes remarquables.
Casser les a priori
A Paris, Jolilaine n’était pas là uniquement dans un but lucratif. L’événement parisien, outre le fait qu’il permet aux producteurs haut-marnais de tisser des liens et créer une vraie solidarité, est davantage l’occasion d’informer et d’expliquer, que de vendre.
Pour l’agricultrice, qui aide aussi à la ferme, c’est aussi un moment parfait pour rappeler aux visiteurs l’attachement des éleveurs à leurs bêtes. « Même si elles sont destinées à l’abattoir, on les aime et on en prend soin. C’est important de le répéter parce qu’il y a des a priori », remarque Cindy Fischer. Un message qu’elle transmettra encore, à coup sûr, lors de ses prochaines expositions, les marchés artisanaux, dont elle raffole.
D. C.
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