Ils sont les artisans de la propreté de notre Chaumont
Chaque jour, les équipes de Jean-Pierre Drouot, responsable du service propreté urbaine, s’affairent à nettoyer la ville. Ils prennent soin de notre cadre de vie, même si nos comportements ne leur facilitent pas la tâche.
« C’est un éternel recommencement ». Voirie, squares, et corbeilles, qui sont environ 320 à Chaumont-Brottes, les seize agents propreté placés sous la responsabilité de Jean-Pierre Drouot, veillent sur tout. Ils ont pour mission de faire du cadre de vie chaumontais un espace propre. La première équipe de quatre employés est sur le terrain à 5 h 15, avec deux balayeuses, une laveuse, tandis qu’un autre agent s’attaque aux corbeilles du centre-ville. Ils ne raccrocheront pas avant 12 h 15. Leurs collègues les rejoignent à 7 h 30, en suivant des circuits prédéfinis. Jean-Pierre Drouot reste toujours en alerte. Que quelque chose cloche, et ses équipes le préviennent.
Manie de la facilité
« On trouve des encombrants à côté des corbeilles… ». Une vilaine surprise qui survient plutôt le week-end, créneau des déménagements. Après, « le déchet appelle le déchet ». Et voilà des sacs poubelle abandonnés par-dessus le tout, « jusqu’à dix ». En revanche, l’acier protège les corbeilles du feu. « Les dépôts sauvages, c’est par périodes… ». Et, indique Jean-Pierre Drouot, « toujours aux mêmes endroits ». Route de Neuilly-sur-Suize, ce sont un jour sept cuves à fuel qui ont été posées là, et au revoir. « Quand notre sableuse le permet, on nettoie les tags ». Les propriétaires privés peuvent bénéficier de ce nettoyage en signant une convention avec la Ville. « C’est gratuit » – avec obligation de signer une décharge en cas d’endommagement. « On ôte les autocollants apposés sur les feux tricolores ». Avec un carsher ou des bombes dédiées. Pareillement, le retrait des affichages et/ou pancartes est « une consigne ». Sur les panneaux de signalisation, c’est le service dédié qui s’en charge.

Economiser ses pas, faire de Médor le roi
« On vide les cendriers de toute la ville, il y en a plus de cent ». Jean-Pierre Drouot explique que depuis juillet, un aspirateur permet le ramassage et le tri des mégots. « On attend le conventionnement qui va permettre leur traitement », précise l’élue à la Propreté urbaine Isabelle Fenaux. Le mégot n’est pas toujours dans un cendrier… A croire qu’ « il faudrait qu’il soit à portée de bras… ». Pas de quoi empêcher les agents de « faire toutes les rues de Chaumont pour ôter les mégots, un à un ».
« Les déjections canines, on les enlève aussi… Tant qu’il n’y a pas de répression… ». Isabelle Fenaux convient que l’équipe municipale « reste dans l’incitation »… avec l’idée que ça va changer. Pour l’heure, « sans police municipale, c’est difficile » – la procédure de sa mise en place devrait être lancée début 2024. Les agents de sécurité de la voie publique (ASVP) sont en effet en butte à « un flou juridique », en étant autorisés à verbaliser… sans pouvoir vérifier l’identité des contrevenants. Le Glutton® a le renfort de la balayeuse… ou du balai et de la pelle. « C’est un véritable fléau ! », peste le responsable Drouot. Qui a sa variante : « les déjections humaines ». Enfin, sur la promenade, « il arrive que des gens laissent les reliefs de leur repas ». Assez souvent en été pour qu’un agent effectue « la tournée des sacs alimentaires et des sacs poubelle laissés en plan, même en pleine journée ».
Fabienne Ausserre
f.ausserre@jhm.fr