Du Jiu-jitsu… mais brésilien
Dérivé des techniques du judo et du jiu-jitsu traditionnel, le jiu-jitsu brésilien est un art martial, proche du self défense, qui peut se pratiquer au sein d’un club devenu langrois depuis plus de trois ans : l’académie Frédéric-Rabert.
A Langres, depuis 2020, il est possible de pratiquer le jiu-jitsu brésilien. Une discipline particulière qui est enseignée au sein de l’Académie Frédéric-Rabert, née il y a 20 ans à Montigny-le-Roi. « Nous sommes partis de Montigny pour nous installer à Langres, à la salle Marcelle-Adam les mercredis et vendredis soirs », explique Stéphane Andriot, président et instructeur du club. Mais en quoi consiste ce sport ? « C’est un art martial dérivé du Jiu-jitsu traditionnel japonais, avec moins de codes vestimentaires. Il peut y avoir des compétitions avec ou sans le kimono, que l’on nomme “Gi” ». Il se pratique principalement au sol où nous faisons des amenées au sol ainsi que des contrôles pour aller rechercher la soumission de l’adversaire. En fait le jiu-jitsu brésilien part sur le principe qu’une personne peut se défendre ou s’attaquer à plus lourd et fort qu’elle en amenant le combat au sol, où les différences de poids se trouvent amoindries et prendre le contrôle par des clés articulaires, des étranglement sanguins ou respiratoires ou des compressions musculaires. « C’est en fait une forme de self-défense », souligne Stéphane Andriot.
« La mobilité et la motricité sont les maîtres-mots de notre discipline »
Une discipline qui travaille donc beaucoup la mobilité au sol, la fluidité qui s’acquiert au fil des entraînements. « C’est une discipline très bonne pour la santé à tous niveaux car on ne favorisant pas le travail physique toute pression en permanence, La mobilité et la motricité sont vraiment les maîtres-mots de notre discipline. En théorie, le jiu-jitsu brésilien est ouvert à tous, mais, par manque de créneaux, de possibilités techniques et personnelles, nous n’accueillons des garçons et des filles qu’à partir de 12 ans jusqu’à 99 ans. On peut, également, dans certaines limites, comme nous le faisons déjà, accueillir des gens en situation de handicap. »

Pour l’heure, le club compte 25 licenciés qui s’entraînent donc à la salle Adam les mercredi et vendredi soir, de 19 h 30 à 21 h 30 « Nous sommes sur une forme de sport de combat, le jiu-jitsu brésilien est affilié à la fédération française de judo et nous participons régulièrement à des compétitions qui, dans notre discipline, s’appellent des Open. » Et, d’ailleurs, la saison dernière un élève a terminé 2e sur un Open Nogi (sans kimono) une saisie qui se rapproche très fortement de la lutte. Un autre a terminé 3e en championnat de France Nogi. Ces deux élèves-là ont participé à un championnat international et tous les deux ont ramené des médailles de bronze, un en Open Gi et l’autre en Nogi. » De belles performances qui promeuvent le club qui essaie de s’ouvrir encore sur d’autres possibilités afin de toucher un plus large public.
« Nous réfléchissons sur un concept qui nous est propre : l’animal flow. C’est un travail de déplacement sur forme animale, c’est – dire du déplacement très souple, très étiré pour travailler des formes de corps plus facilement et plus en douceur que ce que l’on propose en ce moment », conclut Stéphane Andriot.
Pour les personnes qui sont intéressées, un grand entraînement interclubs aura lieu samedi 14 octobre, de 14 h à 17 h, au dojo Jean-Claude-Noël, qu’ils pourront voir, mais pas être initiés.
Patricia Charmelot