Dakar : «Quelle aventure du début jusqu’à la fin»
Ils ont franchi la ligne d’arrivée dimanche 15 janvier, comme ils le souhaitaient. Mais non sans mal. Cette 45e édition du Dakar et la seconde participation de Jean-Claude Plâ, accompagné de son fils Cyril, aura été très compliquée pour l’équipage haut-marnais.
«Il aura fallu attendre la 14e et dernière étape du Dakar pour ne pas avoir à descendre de la machine», s’exclame Jean-Claude Plâ. Avec son fils Cyril, l’équipage haut-marnais est allé jusqu’au bout de l’épreuve comme ils se l’étaient promis. Mais sur un Dakar entre ce que l’on souhaite et ce qu’il peut arriver, il y a parfois un fossé voir un gouffre. Preuve en est où beaucoup de concurrents n’ont pas pu franchir le podium d’arrivée à Dammam. «Et parmi eux des pointures comme chez Audi.
Dès l’entame du rallye, cette édition a montré que ce ne sera pas une promenade de santé pour Jean-Claude et Cyril. Ils abordaient ce rallye avec une nouvelle machine de chez Polaris. Ce SSV n’avait pas encore fait ses preuves. Jean-Claude et Cyril ont accumulé les déconvenues. Cela a commencé par les pneumatiques qui n’étaient pas adaptées aux jantes si bien qu’elles étaient fuyantes mais plus grave, elles déjantaient ! Les SVV fonctionnement comme une mobylette, il n’y a pas de vitesse à passer, il y a un variateur et une transmission avec une courroie. Si l’an passé, le changement de courroie était accessible, il fallait y consacrer une heure pour la nouvelle machine.

Ce variateur qui d’ailleurs a lâche en milieu de l’épreuve, tout comme le pont avant qui ne permettait plus de passer les dunes en quatre roues motrices. Toutes ses pannes ont été réparées le soir au bivouac, mais sur le terrain, l’équipage a accumulé les retards. C’est d’ailleurs cela qui ne leur permet pas d’être monté sur le podium d’arrivée des “finisher”. En effet, ils sont arrivés six minutes après le temps imparti pour se présenter à une spéciale en tout début d’épreuve. Une spéciale qu’ils ont donc zappé et qui les reléguait au classement Dakar Expérience.
Météo pluvieuse et fraîche
La météo s’y est mise également. De la pluie en masse, du froid, de la boue et des oueds inondés. «Franchement, on en a bavé. Jusqu’à l’avant-dernier jour où il pleuvait à seau et le bivouac n’était plus que de la boue. Quelle aventure, du début jusqu’à la fin», résume Jean-Claude Plâ. «On est forcément déçus de ne pas être Finisher, mais un bon paquet de concurrents n’ont même pas pu franchir la ligne d’arrivée», fat remarquer le pilote.
Lors de la dernière spéciale du Dakar, ils ont montré qu’ils étaient affûtés puisqu’ils terminent 24e. «On devait finir 14e, mais on a viré trop loin de way point qui n’ont pas été enregistrés. On apprendra qu’il fallait passer à 30 m d’eux. Quand on s’en est rendu compte, on était déjà trop loin pour faire marche arrière», explique Jean-Claude Plâ.
Un copilote «au top»
Cyril participait à son premier Dakar. Une découverte dans laquelle il s’en sort par le haut. Sa navigation a été excellente, l’équipage à très peu “jardiné” pour chercher sa route et les fameux way points. «Cyril a été au top aussi bien en navigation qu’en mécanique. On ne s’est jamais engueulé. Il est toujours resté très calme et c’est important. En tout cas, il l’est bien plus que moi, ça permet de tempérer», avoue le pilote. L’équipage a d’ailleurs partagé les rôles. Sur le routier, c’est Cyril qui pilotait le Polaris. Et dans les épreuves chronométrées, les places étaient échangées.
Jean-Claude Plâ a réalisé son rêve, participer à deux Dakar avec ses deux fils. «Il n’est pas prévu que j’y retourne. Physiquement, c’est vraiment dur», souligne-t-il.
Place désormais à la préparation du Phénix Rallye, en Tunisie.
Ph. L.