Conseil municipal : l’opposition justifie son abstention lors du vote du budget primitif
Luc Hispart, Thomas Grosjean et Laurette Ligier, les trois membres de l’opposition municipale, se sont abstenus mardi 21 mars sur le vote du budget primitif 2023 lors du dernier conseil municipal. Ils ont souhaité justifier leur décision via un communiqué.
Energie : « La présentation de ce budget n’est pas limpide à la lecture et il nous est très difficile d’obtenir le détail des lignes budgétaires notamment dans les dépenses de fonctionnement. En matière d’énergie par exemple, les quatre postes cumulés (électricité-gaz-fioul-carburants) stables de 2018 à 2021 ont augmenté de 65 % en 2022 ! Nous aurions aimé connaître le détail des consommations pour mieux évaluer l’évolution de cette inflation… A ce sujet on s’aperçoit que la commune, qui n’a pas joué la solidarité avec le Syndicat départemental de l’énergie, perçoit une taxe sur la consommation électrique des usagers relativement importante. Cette taxe aurait permis d’avoir un réseau électrique beaucoup moins énergivore si elle avait été utilisée à cette destination ».
Indemnités et taux : « Dans ce budget on constate que le maire et son équipe, qui avaient fait de la diminution des indemnités des élus un cheval de bataille pendant leur campagne électorale, rattrapent leur retard avec une augmentation de 15% en deux ans. Si les taux d’imposition ne sont pas augmentés cette année, les bases cadastrales (éléments de calcul de la taxe foncière) établies par l’administration fiscale vont augmenter de manière significative pour 2023 (7,1 % prévisible). Le contribuable ne sera donc pas épargné d’une hausse cette année. Longtemps réclamé par notre groupe d’opposition, la municipalité a cette fois consenti à baisser d’un point la taxe locale d’aménagement ; cette taxe injuste qui pénalise les investissements constructifs des particuliers dont certaines professions en sont exemptées ».
Investissements : « En matière d’investissements prévus, nous respectons les choix qui ne sont à notre avis pas équilibrés pour améliorer le quotidien de nos administrés. Peu de place encore pour la voirie alors que l’on constate plus de 190 000 € pour la réfection d’un logement (le logement de la mairie de Sainte-Livière, ndlr), quasiment le prix d’un neuf ! Nous sommes loin d’être convaincus que ce type d’opération immobilière soit le rôle d’une commune. Déjà lourd pour le contribuable, l’investissement réalisé de la maison médicale dont nous avions estimé être la seule petite chance de pallier au désert médical, aurait été préférable par l’intermédiaire d’un syndicat intercommunal des communes concernées. Malgré l’adhésion et les compétences déléguées à la Communauté d’Agglomération Saint-Dizier Der et Blaise, aucune diminution de charges n’est perceptible sur ce budget. Nous constatons que l’Etat, souvent décrié, a bien accompagné par ses diverses dotations en hausse la commune pour l’équilibre de son budget. C’est d’ailleurs probablement la raison d’une dérive de certains investissements ! Le calcul se faisant par le reste à charge en oubliant le principal : c’est au final toujours le même contribuable qui est sollicité. Nous n’avons pas voté ce budget qui ne laisse transcrire aucun investissement d’avenir indispensable à la prospérité de nos villages, dans une période de déclin des services ».