Conseil municipal : bouclier tarifaire énergétique et projection sur l’avenir
Entre Opération de revitalisation du territoire, nouveaux contrats avec le Département et la Région, il a été question de projection sur l’avenir samedi 15 octobre. Mais aussi de contraintes budgétaires avec la hausse du coût de l’énergie.
Cette question a fait l’objet d’un long débat à la suite de la présentation par Gérard Mattéra d’une motion ayant pour objet l’élargissement du bouclier tarifaire aux collectivités territoriales. Tous les conseillers étaient bien sûr favorables à l’adoption d’une telle revendication mais pas dans l’intégralité du texte dont plusieurs voix ont exprimé leur refus d’en accepter le côté “tribune politique”. Après accord sur la suppression de la partie mettant en cause la seule responsabilité de l’Etat dans cette situation, l’essentiel a été approuvé à une large majorité. A savoir : le retour à un tarif réglementé pour les collectivités, entreprises et particuliers, la mise à contribution des groupes pétroliers et gaziers, le retour d’une maîtrise publique de la stratégie énergétique, la baisse de la TVA à 5,5 %.
Si près d’une demi-heure a été nécessaire pour aboutir à cet accord presque unanime, il a fallu beaucoup moins de temps pour valider à l’unanimité le nouveau contrat de Ville – Département pour les années 2022-2024. Neuf projets, en partie réalisés, sont inscrits dans le programme pluriannuel présenté dans le poste le plus important concernant la réhabilitation de la voirie : 1 355 772 € sur un total de 3 580 229 € et un montant de subvention départementale de près de 600 000 €.
Une autre convention a été validée à l’unanimité. Il s’agit de celle convenue avec la Région grâce à laquelle la Ville peut poursuivre sa politique d’aide à la restauration des façades. « La pérennisation de l’aide régionale convenue (500 000 € pour les années 2022-2026) est d’autant plus importante que le budget 2022 est déjà épuisé et que la demande reste forte », a souligné Bertrand Ollivier en soulignant qu’elle a une contrainte. L’aide accordée est paritaire : 50 % Région – 50 % Ville. D’où une file d’attente qui risque de s’allonger pour les prochains dossiers.
Si le sujet est aussi important, le dossier illustré en témoigne, l’Opération de revitalisation du territoire n’a été qu’une formalité. Avec néanmoins une remarque importante. « Avec l’intégration de Poissons dans cette ORT et celle future de Doulevant-le-Château, une unification communautaire s’impose », ont convenu les conseillers d’en faire une feuille de route communautaire.