Classic Rallye ou l’art de rouler au kilomètre heure près
SPORT AUTOMOBILE. L’association Classic Rallye Saint-Dizier en Champagne organisait, samedi 22 avril, la 3ᵉ édition de sa compétition éponyme. Un événement qui s’est avéré un franc succès au vu du nombre record de pilotes engagés.
Aux alentours de 9 h, sur le parking du Leclerc, situé dans la zone commerciale du chêne Saint-Amand, une horde de voitures vrombissent, sous le regard plus ou moins intéressés des clients du supermarché. Une Ax sport, une 4L, ou encore une Ford Mustang, toutes d’une autre génération et réunies, ce samedi 22 avril, pour participer à la nouvelle édition du Classic Rallye Saint-Dizier en Champagne.
584 kilomètres à travers le département de la Meuse
« C’est la région Grand Est qui m’avait incité, il y a quelques années, à organiser l’événement dans cette ville parce qu’il n’y avait pas de représentation de sport automobile depuis plus de 20 ans », explique Jean-Claude Leuvrey, président de l’association sportive automobile (ASA) Reims Chaumont vintage et coordinateur de l’événement. Le plus simple pour nous était d’organiser un rallye de régularité plutôt qu’un rallye de vitesse. » Comprenez ici, une compétition automobile, menée sur des routes ouvertes à la circulation, avec comme objectif premier de rallier un point a à un point b, en respectant une vitesse de croisière imposée et le code de la route. « À partir de Sommelonne, ils doivent se rapprocher le plus possible d’une moyenne de 49 km/h, parfois de 42 ou de 45. Pour cela, nous avons des appareils reliés à des satellites qui contrôlent leur vitesse à tout moment. »
Une constance à maintenir cette année sur près de 584 kilomètres, à travers la Meuse. « Le rallye s’effectue en trois étapes. Une première ce matin, de 120 kilomètres, qui se fera jusqu’à Saint-Mihiel, une seconde, jusqu’à vers Verdun et une dernière, de 400 kilomètres, afin de revenir à Saint-Dizier », détaille Jean-Claude Leuvrey, entre deux discussions avec les pilotes engagés avant le top départ à 9 h 30.
Pour cette troisième édition, ils étaient pas moins de 51 à avoir répondu présents, soit 20 de plus que la première année qui en comptabilisait seulement 30. « C’est le maximum qu’on peut avoir par rapport aux capacités de nos appareils de suivi. »
« On est là pour se promener, découvrir la région et des gens qui aiment les vieilles voitures. »
Parmi les inscrits, de nombreux pilotes belges, mais également deux Bragards : Fabrice Robinet, assureur, âgé de 61 ans, pilote d’une Porsche 911 SC groupe 3 de 1980, et son copilote, Michel Laugerotte, retraité, âgé quant à lui de 76 ans. « Je faisais du sport automobile en circuit depuis une trentaine d’années. J’ai découvert la discipline l’an passé au rallye de Saint-Dizier », se remémore Fabrice Robinet. Très vite, il a adhéré au concept et a donc choisi de revenir pour cette nouvelle édition. « L’état d’esprit des concurrents est très sympathique. Il y a une non-course à l’armement. Il ne faut forcément avoir la plus grosse ni la plus belle », explique-t-il. « Là, on peut courir sans se prendre la tête. On est là pour se promener, découvrir la région et des gens qui aiment les vieilles voitures. » Non sans quelques difficultés dû à leur faible expérience. « La réglementation et les appareils de chronométrage sont complexes à appréhender. Il faut être très concentré. »
Une demi-heure plus tard. Dès 9 h 30, tous les véhicules sont partis. Après avoir avalé l’asphalte meusienne toute la journée, les pilotes, sont rentrés en cité bragarde, le plaisir de conduire des belles voitures d’un autre temps assouvi.
Dominique Lemoine