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Champagne : les vendanges 2023 sont bien avancées

Dans les vignes, les vendangeurs s’activent, à la tâche.

Chez Péligri, à Colombey-les-Deux-Eglises, les vendanges de l’appellation champagne ont débuté le 5 septembre. Elles sont sur le point de s’achever, avec une belle récolte : des raisins gorgés de soleil et en quantité.

Le mercure des thermomètres a considérablement baissé depuis lundi. Personne ne s’en plaint. Chez Péligri, les vendanges des 13 ha de l’appellation champagne sont sur le point de s’achever. « Nous avons commencé le 5 septembre et nous devrions terminer vendredi ou samedi », détaille Claire Péligri. Cette dernière s’active au pressoir et dans la cuverie. Elle transfère le jus de raisin fraîchement pressé en cuve de décantation, puis dans les cuves où se déroulera ensuite la phase de fermentation.

Christian Péligri – désormais en retraite – prête main forte à Claire. Sylvie Péligri (la maman) s’active en cuisine pour préparer les repas. « Nous faisons à manger aux débardeurs le midi et à une partie des vendangeurs le soir », explique-t-elle. Laure, la sœur de Claire, assure l’accueil des touristes et visiteurs et gère les tâches administratives avec sa maman.

vendanges champagne
Adrien et Thomas, deux jeunes du villages embauchés au débardages.

Vendanges : des Roumains, des Polonais et des locaux

Environ 35 vendangeurs s’activent dans les 13 ha de vignes localisés en bonne partie à Colombey-les-Deux-Eglises, Dolancourt et dans les petits villages entre ces deux communes. « Nous avons des vendangeurs Polonais qui sont des habitués et reviennent chaque année depuis plus de dix ans. Les autres sont Roumains et nous sont adressés par une agence spécialisée. Nous communiquons avec eux en anglais », expliquent Claire et Laure Péligri. Les débardeurs sont des locaux, des habitués que la famille retrouve avec plaisir pour une dizaine de jours chaque année. « Nous avons même des jeunes du village », sourit Laure Péligri.

Les deux sœurs à l’ouvrage.

Dans cette maison de champagne basée à Colombey, on se réjouit de la qualité des raisins. « Ils ont tout ce qu’il faut. On en a en quantité, ils sont sucrés et bien mûrs », résume Claire Péligri. Et son papa d’ajouter : « Nous allons faire un millésime ! »

Chez Péligri, le pressoir de 8000 kg tourne deux ou trois fois par jour. Le raisin cueilli n’attend pas ou le moins possible, d’autant plus avec la chaleur des jours écoulés. La famille veille à ce que vendangeurs comme débardeurs aient de l’eau. « On leur apporte des bouteilles fraîches. Les habitués se protègent la tête et le cou et humidifient les casquettes », a observé Sylvie Péligri qui veille au grain.

S. C. S.

s.chapron@jhm.fr

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