Cap sur l’Autocross & spring car du Buggy chaumontais, c’est du spectacle !
Le rendez-vous qui s’annonce samedi 29 et dimanche 30 juillet va de nouveau combler les amateurs de sport auto et les guetteurs de manifestations génératrices de spectacle. À vos agendas, cap ce week-end pour le circuit de Buggy chaumontais.
« Tous les challenges de France vont se retrouver à Issoudun (Indre) pour en faire un gros ». Voilà pour l’enjeu purement sportif du rendez-vous de la manifestation que le Buggy chaumontais met sur pied samedi 29 et dimanche 30 juillet, sur le circuit de terre que la ville de Chaumont met à disposition de l’association à La ferme de la Peine, à Chamarandes-Choignes. Reste que, comme l’explique son président Éric Picard, pas besoin d’être un fondu de sport automobile pour s’y rendre, il suffit d’apprécier les prouesses des pilotes conditionnés pour une épreuve en mode acrobatique. A l’Autocross et Spring car du Buggy chaumontais – 5e du nom -, c’est leur doigté à l’œuvre dans des conditions brutes… précisément brutes de décoffrage sur 880 m de circuit avec des engins aux looks improbables… et rêvés par qui apprécie le sport mécanique.

« S’il y a trop de poussière, vous arrivez dans le brouillard, incapable de repérer le prochain virage ». Aussi, le tracé est-il régulièrement arrosé. Sans en faire trop pour ne pas être en butte à l’excès inverse : transformer le circuit en nid à glissades.

« Parfois, on arrose toutes les manches », précise Éric Picard. Le rendez-vous est assez réputé pour parier qu’une nouvelle fois, la barre des 500 spectateurs sera allègrement franchie -merci de penser plutôt à 600.
A la renverse

« La qualité du matériel est un élément déterminant dans la compétition ». À entendre Éric Picard, le doigté du pilote, c’est naturellement extra… mais pour faire la différence, il lui faut le bolide d’enfer. La passion du buggy s’attrape, et ce qui est lui arrivé. « J’en ai fabriqué un en 1988 ». Son père s’est demandé s’il n’était pas tombé fou… jusqu’à ce qu’il voie son fiston en piste. « Et il est tombé dedans aussi… ». Alors, certes, en compétition, c’est risquer le retournement. « J’ai déjà fait des tonneaux – et ça peut arriver en avant ou en arrière… ». Mais, « comme lorsqu’on tombe de cheval », Éric est illico remonté dans le baquet. Allez à ce 5e rendez-vous, regardez… et retenez que le Buggy chaumontais prépare ses portes ouvertes…
Fabienne Ausserre
f.ausserre@jhm.fr