Biodiversité : des écoliers très impliqués
Le Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Chamouilley – Roches-sur-Marne poursuit ses actions en qualité d’éco-école. Dans cette optique, une réunion avec pour thème la biodiversité a eu lieu avec, pour objectif, l’aménagement de zones spécifiques.
Etaient présents Fanny Boissier, chargée de mission à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), les professeurs des écoles dont Nadège Norget, référente du projet, et Aurélie Gervaise, directrice du RPI, les maires Eugène Perez et Jacky Millot ainsi que des élues, des parents d’élèves et les écoliers Ryan, Nathan, Léhïam, Kevin et Louis.
Deux zones de biodiversité seront aménagées : l’une à Chamouilley près de l’école primaire, l’autre à Roches-sur-Marne près de la maternelle. Les enfants ont montré sur un plan la zone camoléusienne qui a été déterminée où poussent, entre autres, du bambou, un pommier, un céanothe. Ils ont établi des démarches à réaliser et les résultats escomptés, comme par exemple « ne plus tondre pour que les fleurs attirent les insectes », « semer des plantes nectarifères pour les abeilles ». Fanny Boissier a aiguillé l’assemblée vers des réalisations efficaces : confectionner avec les moyens du bord plusieurs petits hôtels à insectes et les disséminer, installer des nichoirs fabriqués par la LPO et mis en place par les élèves, ériger un muret de pierres sèches avec des cailloux apportés par les enfants qui ajouteraient ainsi “leur pierre à l’édifice”. Elle a conseillé d’oublier le buddleia, l’arbre à papillons qui, selon une étude récente, prolifère et concentre la population des papillons qui ne se reproduisent plus.
Elle a suggéré de planter des haies et enverra une proposition pour des essences qui seront financées par la LPO. Avec l’accord des maires, des espaces herbeux ne seront plus tondus. L’aménagement près de l’école maternelle s’effectuera au niveau du sol pour que les petits puissent observer les insectes se réfugiant sous les tuiles ou les tuyaux disposés sur la terre.
Il ne reste plus qu’à retrousser les manches pour s’atteler à la tâche, dès que le temps voudra bien le permettre.