Roches-sur-Marne. L’École d’autrefois, 500 m² pour remonter le temps
VACANCES : PLUS RIEN À FAIRE DU TOUT ? (5) Encore un mois de vacances ! Vous êtes à court d’idées pour faire des activités avec vos enfants ou vos petits-enfants ? Pour conclure la série, nous vous proposons un passage par l’École d’autrefois, à Roches-sur-Marne, ouverte ce dimanche 7 août.
A 8 kilomètres de Saint-Dizier, en empruntant la RN67, se trouve le village de Roches-sur-Marne. Ce dernier abrite un lieu insolite, plutôt discret, pourtant étalé sur 500 m² : l’Ecole d’autrefois. Gérée par une association composée de 6 bénévoles actifs, elle a ouvert ses portes au public en 2013.
Un lieu où regorgent des tas de souvenirs à rendre nostalgique les personnes nées au XXe siècle. Et à attiser la curiosité des plus jeunes. « Nous avons accueilli 16 classes cette année, et le nombre augmente à chaque fois », explique Agnès Millot, co-fondatrice du musée avec son mari, Jim. Chaumont, Reims, Troyes… Certains n’hésitent pas à faire de la route pour découvrir le musée, y compris les adultes. Ce dimanche 7 août, le site sera ouvert ; un groupe de Châlons-en-Champagne a déjà réservé sa place.
Des loisirs…
En temps normal, « les visites guidées durent environ 2 heures », explique Jim Millot. Entre ses souvenirs personnels et ses connaissances, ce dernier a de quoi raconter.
A l’entrée, après l’espace consacré à l’histoire de France, plus d’un siècle de photos de classes des écoles de Roches-sur Marne et Chamouilley est exposé.
« Pour multiplier par 11, il faut… »
Toutefois, la visite début avec des jeux en tout genre, typiquement d’époque. « Le plastique n’existait pas, on avait des objets métalliques », explique Jim, en montrant la petite scie d’une boîte à outils, destinée à faire découvrir le bricolage aux bambins de l’époque. Autour, comme dans l’ensemble du musée, des tableaux d’élocution garnissent les murs. Au bout de l’allée, une nouveauté a vu le jour : un coin dinette. Alors que côté opposé, les jeux en bois sont légion. Entourés des incontournables comme le jeu de l’oie, sous différentes formes.
…à l’école
Dans le sens inverse du quotidien d’un écolier, la partie scolaire entre en jeu après les amusements. Deux classes ont ainsi été reproduites : l’une des années 60, l’autre des années 30. De prime abord, l’atmosphère ne semble pas si différente. Il faut donc s’attarder aux détails. Et pour le coup, ils sont nombreux.
Dans la classe la plus récente, Agnès nous offre un cours d’écriture. Position du coude, manière de tenir la plume, quantité d’encre, fonctionnement du buvard, respect des lignes, caractères plus importants… Rien n’est laissé au hasard. Résultat, la lettre “p” écrite une dizaine de fois. Avec l’appréciation d’Agnès : « Vu. » Il faudra tout de même faire signer l’appréciation par les deux parents, comme à l’époque. Avant d’accéder à l’autre salle, un petit passage s’impose par la visite médicale et des bocaux mystérieux.
On se replonge ensuite dans les années 30. Les blouses noires puis grises, la fabrication de l’encre, les repas partagés, les chaussures, les cahiers… Vingt-quatre mannequins arborent la tenue d’époque et sont mis en scène : le bonnet d’âne, le premier de sa section, l’institutrice, deux enfants qui se chamaillent… Et lorsque des écoliers viennent visiter, ils participent à un exercice de calcul mental. L’occasion pour Jim de partager une technique infaillible : « Pour multiplier par 11, il faut… ». Suspense.
L’Ecole d’autrefois, ouverte les 1ers et 3èmes dimanches du mois, de mai à octobre, de 14 h à 18 h. Visite guidée à 15 h. Plus d’informations au 03.25.55.59.69.
Louis Vanthournout