Avec Fudokan, pratiquez le kendo à Chaumont
Il est possible de pratiquer le kendo – l’escrime japonaise – à Chaumont à la Maison des associations. Cette discipline, qui n’est pas la plus connue de celles qui composent les arts martiaux, présente bien des vertus.
La famille des arts martiaux praticables à Chaumont est bien plus variée qu’on l’imagine communément ; sait-on que le kendo en fait partie ? L’escrime japonaise est arrivée récemment en Haute-Marne. Il faut saluer l’engagement de Guillaume Deveney : le jeune homme, venu de Marseille, où il a découvert puis s’est initié à cette discipline, est chargé de mission au sein d’Arts Vivants 52. Il a donc plusieurs cordes à son arc, et notamment une ceinture noire troisième dan de kendo.
L’association (le “dojo”), a pour nom “Fudokan” que l’on peut traduire hâtivement par “la maison du silence”. Car le silence et une forme de méditation font partie intégrante de la discipline. Un temps de silence est prévu au début et à la fin de chaque entraînement, comme les parenthèses qui s’ouvrent puis se ferment à la fin, encadrant une “bulle” de pratique très spécifique.
Le dojo de Chaumont ne compte pas encore beaucoup de membres. Ils sont sept, jeunes et adultes, qui se réunissent chaque jeudi de 19 h à 20 h 30, dans une salle de la Maison des associations, au Cavalier.
“Armure” et humilité

Si le kendo peut se pratiquer pour partie sans équipement spécial, à part naturellement le bâton (bokken), lorsqu’on débute, les pratiquants jouissant déjà de quelque expérience sont revêtus et protégés par une “armure” : des gants, un casque, un plastron. Cela permet de travailler en toute sécurité, sans jamais blesser le partenaire. Le port de cette armure devient naturellement indispensable pour ceux qui pratiquent le combat libre.
Comme d’autres arts martiaux, la progression dans cette discipline passe par l’étude des katas. Il s’agit d’une suite très codifiée de mouvements, de postures, de gardes qui se pratiquent avec des sabres en bois.
Rien ne distingue, dans leur tenue, les grades des pratiquants, forme particulière d’humilité à laquelle tient le kendo.
Certes, le kendo est un sport, exigeant physiquement pour ceux qui s’engagent dans la compétition ; mais ce n’est pas une obligation, encore moins une fin en soi. C’est d’abord une discipline, riche de rituels porteurs de sens. Pratiquer le kendo a des vertus éducatives pour l’individu qui acquiert et cultive des valeurs telles que le respect de l’autre, le partage, l’humilité.
Une compétition interrégionale de kendo aura lieu à Troyes les samedi 27 et dimanche 28 janvier. Le dojo de Chaumont y sera présent.
D.P.
Contact : 06 14 75 98 66 et kendo.chaumont@gmail.com