Un marché gourmand bien dans son assiette
C’est l’histoire d’un marché gourmand qui, pour la 3e année, s’est implanté sur le square du Boulingrin toute la journée de dimanche 21 mai. Par une météo tiède, on est venu continûment dès que l’heure du déjeuner a approché. En mode bien-être. A double effet kiss cool.
« Les gens achètent de la viande, et ils me l’apportent pour la faire cuire à la plancha ». Hervé Richard passe son dimanche 21 mai dans une nuage de fumée. « Depuis 11 h, ça n’arrête pas… »… et il ne s’en plaint pas. L’idée d’encourager les visiteurs à faire leurs emplettes auprès des artisans sur le square du Boulingrin, c’est la sienne, voilà qu’elle prend, c’est tant mieux.

Ce marché qui a mobilisé vingt-trois exposants, c’est à l’association du personnel de l’agglomération de Chaumont (APAC) qu’on le doit – Hervé l’a au demeurant présidée pendant 17 ans. Viande, charcuterie, miel, pains et pâtisseries… bref, les étals d’alimentation du cru ont trouvé leur public les premiers.

De familles surtout, ou bien des groupes d’amis, sous un ciel tirant souvent sur le gris souris associé à une chaleur orageuse, on se sentait décidément comme enveloppé dans de la ouate – oui, il en est une qui revendiquait la préférer en 1986. Autrement dit, le public qui a honoré le rendez-vous de la 3e édition du marché gourmand de l’APAC bénéficiait d’un double effet kiss cool. Ses rangs auraient pu être plus étoffés, c’est dommage, à commencer pour les absents.
Mille et une manières d’être gourmand
Sans mettre du tout en concurrence les exposants, un étal se détachait, par le créneau qu’il occupait. Venu d’Ecot-la-Combe, Eric proposait avant tout des « produits sauvages ». C’est-à-dire « tout ce qui est dans les prés et dans les bois ». Asperges vertes de saison, champignons déshydratés, Eric s’est concentré autant à la promotion de ses produits qu’à la promotion de son « village de 37 habitants, cerné par 20 000 hectares de bois, qui compte un château et un étang ». Pas question de descendre à la ville-préfecture sans ses racines. Square du Boulingrin, où l’on savait à quel type de marché on était venu, on voyait en somme plusieurs objets de gourmandise à l’oeuvre.
Fabienne Ausserre
f.ausserre@jhm.fr