Aline Laroche : « On ne peut pas gueuler dans la rue et ne pas aller voter ! »
Aline Laroche est connue comme l’une des figures des Gilets jaunes en Haute-Marne. Elle a l’intention d’aller voter aux deux tours, quitte à voter blanc au deuxième.
On l’a vue à Chaumont au rond-point du viaduc, à celui d’Ashton ou encore devant la préfecture ou les manifestations. Depuis le 17 novembre 2018, sa motivation à faire entendre les revendications de tous les manifestants n’a pas changé d’un iota. « Je vais aller voter dimanche, bien sûr. On ne peut pas gueuler dans la rue et ne pas aller voter ! »
Agée de 47 ans, à la recherche d’un emploi, Aline ne s’est pas toujours intéressée à la politique. « Il y a six ans, je trouvais que la politique était compliquée. Depuis les Gilets jaunes, je me suis rendue compte que j’étais capable de comprendre et de lire entre les lignes. » Elle s’est intéressée aux programmes des candidats qui prennent en considération les requêtes des Gilets jaunes. « Ils sont trois », résume-t-elle sans les nommer. Le référendum d’initiative citoyenne, le pouvoir d’achat, le prix des énergies ou la suppression du pass vaccinal figurent en tête des priorités.
Quel que soit l’issue du premier tour, Aline Laroche se rendra également aux urnes pour le deuxième tour. En fonction du résultat, elle pourrait même voter blanc et réclame d’ailleurs une réforme afin de faire reconnaître le bulletin blanc.
Maman de trois enfants, Aline a discuté des élections avec ses deux filles ainées de 21 et 24 ans. Toutes deux se rendront également aux urnes. « Il faut que les jeunes se sentent concernés. » Ensemble, elles ont vérifié que tous les documents leur étaient adressés, ainsi que la conformité des cartes d’électeurs et en sont venus au fond.