« Agir pour l’inclusion, c’est l’affaire de tous ! »
HANDICAP. Jeudi 2 juin, l’inclusion était au cœur du colloque qui s’est déroulé au pôle socioculturel de Montier-en-Der. Organisé par l’Association dervoise d’action sociale et médico-sociale de Puellemontier (ADASMS), le colloque a réuni 370 personnes, des professionnels du champ médico-social, des associations, des élus du Département et de la Région, mais aussi des personnes concernées et leurs familles.
L’inclusion ? Il faut toujours commencer par une définition. José Richier, le directeur général de l’ADASMS, s’en est chargé. « L’inclusion consiste à permettre à chaque citoyen, y compris aux plus défavorisés, de participer pleinement à la société et notamment d’exercer un emploi. »
L’invité d’honneur, Charles Gardou, anthropologue, professeur des universités, a donné le ton lors de son propos introductif : « La société inclusive reste un horizon. » La Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée en 2006 pour « promouvoir et assurer la dignité, l’égalité devant la loi, les droits humains et les libertés fondamentales des personnes atteintes de handicaps », a certes permis des avancées significatives mais « nous pouvons faire mieux ». Les personnes handicapées n’ont besoin ni de paternalisme, ni de compassion mais plutôt d’actions et de volontarisme : « Il faut vouloir pour les autres ce que l’on veut pour soi-même », a ajouté l’universitaire.
Il n’est pas tout de souhaiter, par exemple, une école inclusive mais encore faut-il adapter les environnements, former les enseignants et les accompagnants des élèves en situation de handicap. « Mettre dans (la classe), n’est pas suffisant, il faut aménager le lieu afin de s’assurer que la personne profitera de son droit à l’éducation. »
Quatre thématiques ont été déclinées tout au long de la journée : inclusion et emploi : le handicap est le premier facteur discriminatoire à l’emploi ; inclusion et habitat : être bien chez soi et aussi avec les autres ; inclusion et santé ; et inclusion et expression artistique. Saynètes, tables rondes et interventions se sont succédé afin de susciter réflexions, questions et débats.
Le dernier mot a été donné aux acteurs de la “petite troupe” de l’Institut médico-éducatif de Puellemontier. Un spectacle intitulé “Normal ?”, un travail d’improvisation autour du rapport à l’autre. Une prestation de qualité qui témoigne de la ténacité des dix comédiens amateurs engagés dans ce projet résolument inclusif.
De notre correspondante