Un chantier qui bat son plein à Chatonrupt
Un mur de soutènement de la Grande-Rue à Chatonrupt (D 179), le long du ruisseau, étant fragilisé, le Conseil départemental est intervenu pour le remplacement. Un pont de pierre de même facture que le mur, à proximité, est daté de 1837.
La première phase de ce chantier départemental s’est tout d’abord déroulée à la fin du mois d’avril (jhm quotidien de mardi 2 mai). Il s’agissait de dévier le réseau électrique près des habitations, à l’emplacement du futur chantier. Initialement, les câblages se situaient au mauvais endroit, près du ruisseau. A partir de lundi 19 juin, la circulation étant alternée ou déviée, l’entreprise de travaux publics Martel, de Chaumont, a détruit le vieux mur dont la déformation devenait inquiétante. Cette infrastructure du XIXe siècle aura tout de même supporté la circulation des blindés américains, des poids lourds, des autocars scolaires et des engins agricoles, ceci sans faillir.
Préalablement à ce démontage, un batardeau a été posé sur la berge du ruisseau afin d’épargner toute pollution à ce milieu aquatique de première catégorie piscicole. De plus, en prévision de la phase suivante, l’entreprise Martel a procédé à la coulée d’un béton maigre dit de “propreté” afin d’offrir une surface de travail plane et non terreuse au niveau du talus.
Une dalle en béton armé a été élaborée sur le sol pour servir de socle à des éléments préfabriqués. Le début du chantier a subi les récentes pluies d’orages. Afin de gagner du temps, le maire, Joël Agnus, a autorisé l’évacuation des matériaux déblayés vers Sommermont.
Des éléments préfabriqués en béton
Lundi 26 juin en matinée, le relais a été repris par l’entreprise de travaux publics Carsana, de Gevigney-et-Mercey (Haute-Saône). Le lendemain matin, l’eau stagnante résultant des précipitations des jours précédents a été évacuée sans aucun rejet dans le ruisseau. L’après-midi, une grue a procédé à l’installation d’éléments préfabriqués en béton, en forme de T renversé, afin de remplacer l’ancien mur. Ces structures modulables ont été conçues par la société Cemento, de Champlitte, près de Gray (Haute-Saône). Joël Agnus s’est rendu sur place pour assister à cette opération délicate.
Par la suite, selon de chef d’équipe, après remblaiement il sera procédé à la pose de corniches, à l’élaboration d’un trottoir, puis à l’installation d’un garde-corps. Riverains et automobilistes doivent garder patience, une circulation alternée étant mise en place lorsque c’est possible. Les services publics, dont le ramassage scolaire, ne sont pas affectés par ces travaux qui sont suivis avec attention par Franck Lacroix, du Pôle technique de Joinville.
Un accident sur le chantier
Lors de la pose des éléments préfabriqués, mardi 27 juin, un accident s’est malheureusement produit : sérieusement blessé à la main, un ouvrier a dû être évacué vers un hôpital de Nancy pour y être opéré en urgence (jhm quotidien de mercredi 28 juin).