Une commémoration pour se souvenir de la rafle du 27 janvier 1944 à Bourbonne
Samedi 27 janvier, au sein du parc du château de Bourbonne-les-Bains, une cérémonie a permis de commémorer le 80e anniversaire de l’arrestation, de la déportation et de l’extermination de 30 Bourbonnais et de trois habitants de Laferté-sur-Amance.
Une cinquantaine de personnes sont venues, samedi 27 janvier, jusqu’au parc du château de Bourbonne-les-Bains où les autorités civiles et militaires s’étaient rassemblées autour du souvenir de la rafle du 27 janvier 1944 mais aussi à l’occasion de la commémoration du 79e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz (27 janvier 1945).
Une partie de sa famille a péri à Auschwitz
Cette Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste a pris une émotion particulière en raison de la présence de Sarah et Gérard Makowski, « dont l’oncle, la tante, la cousine et les deux cousins germains ont été emmenés depuis Bourbonne à Auschwitz », a rappelé Germain Périard, président du Souvenir français et maître de cérémonie.
C’est avec une vive émotion que Gérard Makowski a pris la parole pour remercier la municipalité pour son invitation mais surtout Emilie Beau, « dont la famille restera chère à mon cœur pour l’accueil et l’aide qu’elle a apportée aux miens, réfugiés ici ». Ainsi, Gérard Makowski a retracé cette période sombre de l’Histoire au cours de laquelle il a perdu une partie de sa famille. Un devoir de mémoire qui, pour ce neveu, cousin de déportés, est plus que jamais nécessaire.
« Soyons vigilants face à toutes les formes de haine »
« Par cette commémoration nous faisons plus que nous souvenir, nous témoignons de notre ardente volonté à tout faire pour que cela ne recommence pas. Soyons vigilants face à toutes les formes de haine de l’autre. Plus jamais ça ! » Présent également, le sociologue Jean-Pierre Nicolas a lui aussi souligné l’importance de cette commémoration, notamment au regard de l’actualité qui nous rappelle que la guerre n’est jamais loin. « Il faut éduquer nos enfants pour qu’ils apprennent à respecter la dignité d’autrui. Les adultes aussi doivent faire ce travail, car cela nous concerne tous. »
La cérémonie a été ponctuée par le “Chant des Marais”, interprété par la chorale Un grain de Phonie, accompagnée par l’harmonie La Concorde, qui a également joué “La Marseillaise” après la montée des couleurs. Les représentants du Conseil départemental, de la commune et du Souvenir français ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument.
Un pot de l’amitié a ensuite réuni toutes les personnes présentes à cette commémoration en mairie de Bourbonne.
P. Ch.