Saint-Dizier : Les arnaques au téléphone sont récurrentes
SERVICES. L’association départementale UFC Que choisir a tenu son assemblée générale le 1er avril pour dresser le bilan 2021, au pôle associatif de Vergy. Les dossiers qu’elle traite concernent, en majorité, des arnaques liées au démarchage téléphonique ou au commerce des nouvelles énergies.
DÉMARCHAGES ET ACHATS. La plupart des dossiers traités concernent le démarchage à domicile et les travaux énergétiques, notamment ceux liés à l’installation de pompes à chaleur. L’installation est mal faite, ou les commerciaux n’envoient pas les dossiers pour que le client bénéficie des aides. « Des particuliers se retrouvent avec des crédits de 20 à 25 000 €, sans les aides prévues », indique l’un des adhérents.
Il y a également les non-remboursements de voyages. « Certaines compagnies omettent de nous répondre ». Sans oublier les escroqueries sur les comptes bancaires et sur les achats de voitures d’occasion. « Désormais, beaucoup d’achats s’effectuent loin et dans des garages louches », déplore un adhérent, la tâche devient donc difficile pour l’association de défendre les intérêts des plaignants.
MUTUELLES. L’une des arnaques qui sévit fortement porte sur les mutuelles. De nombreux seniors, intéressés par l’appel car « les mutuelles coûtent de plus en plus cher », acceptent de discuter au téléphone, avec l’espoir d’en trouver une moins élevée. Sauf que, là encore, les escrocs n’ont aucun scrupule. Mieux vaut dans ce cas ne pas répondre ou écourter la conversation mais cela paraît compliqué selon l’assemblée. « On reçoit plein de coups de fils de numéros inconnus, alors il ne faudrait plus répondre à rien ! », « j’ai déjà eu un interlocuteur se faisant passer pour la Maif », expliquent les membres de la structure.
SECTEUR DU BÂTIMENT. Pierre Rueff, le président de l’association départementale, a alerté sur les entreprises du bâtiment qui mentent sur leurs qualifications professionnelles. Un mensonge qui a pour conséquence d’empêcher le particulier de profiter des aides de l’Etat, notamment pour la rénovation énergétique. « Il faut demander une attestation d’assurance à jour et la preuve de la qualification Qualibat RGE », a-t-il averti. Le président a essuyé un refus auprès de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, après avoir demandé la liste des entreprises haut-marnaises habilitées pour cette qualification. Il tente donc de la dresser lui-même. Il a néanmoins reconnu que les problèmes de malfaçon avec les artisans locaux n’étaient pas légion. « Et dans ce cas, c’est plus facile pour obtenir réparation. »
FINANCES. L’UFC que choisir se porte bien financièrement. Pierre Rueff fait état d’un excédent de 5 927 € pour 2021. Les charges les plus importantes sont les frais postaux, qui s’élèvent à 2 534 €. L’association ne reçoit pas de subventions municipales mais bénéficie d’un local gratuit à Saint-Dizier et à Chaumont. Ses recettes sont essentiellement constituées par les cotisations et des dons.
PROJETS. Au total, les fonds de l’association avoisinent les 60 000 €, à force de cumuler les excédents. Grâce à cette manne, le président aimerait relancer les bulletins trimestriels afin d’informer les adhérents et qu’ils puissent mieux défendre leurs intérêts. Il a aussi été demandé à ces derniers de remonter leurs doléances et leurs besoins. Un appel aux bonnes volonté sera effectué afin de renouveler les membres de l’association, tous bénévoles, mais âgés.
Marie-Hélène Degaugue
Dossiers sur Internet
Depuis 2019, l’association UFC Que Choisir Haute-Marne a mis en place un service en ligne pour traiter les dossiers. Un service jugé utile par Pierre Rueff, son président, en raison de la ruralité du département, mais pas forcément facile à gérer par les membres de l’association.
Pour l’instant, ils sont deux sur les huit bénévoles de l’antenne bragarde à travailler sur le web. En 2021, 166 dossiers ont été traités en ligne (213 en 2020), 128 en présentiel (109 en 2020).