Quand la Maison Giros était aux mains des Allemands
Grâce au photographe Patrice Riehl qui archive des photos historiques de Saint-Dizier sur son site Internet, retour sur l’occupation allemande pendant laquelle la Maison Giros avait été réquisitionnée. Elle est aujourd’hui destinée à accueillir la sous-préfecture.
Rachetée par la Ville, la Maison Giros, située rue du Général Maistre, sera bientôt mise à la disposition des services de l’État. Objectif : transférer la sous-préfecture dans ses murs.
La bâtisse doit bien sûr son nom à Emile Giros, maire de Saint-Dizier de 1882 à 1894 (année de son décès) et personnage illustre de la ville. Cette maison fut sa demeure. Né à Belfort en 1835, il fut celui qui développa les Forges de Marnaval. C’est aussi à lui que l’on doit la construction de l’église du quartier, l’église Saint-Charles-Boromée construite entre 1894 et 1895 et bâtie en briques de laitier qui provenaient des hauts fourneaux de son usine.
A l’arrivée des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, la maison Giros est immédiatement réquisitionnée comme de nombreux autres bâtiments de la ville. C’est la Luftwaffe, la force aérienne allemande, qui s’y installe. Il en reste plusieurs images prises en 1942 et récupérées par Patrice Riehl. Certaines viennent d’Allemagne, d’autres de Pologne, d’Angleterre ou d’Italie. Le photographe les a minutieusement restaurées et elles sont visibles sur son site internet.
Frédéric Thore