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Le lycée français vu par une italienne

« En France, les élèves changent tout le temps de classe. En Italie, ce sont les professeurs. Ça nous fait gagner du temps », pointe Marta Avila.

Education. Depuis ce dimanche 9 octobre et jusqu’à ce samedi, dix lycéens italiens découvrent Chaumont et ses alentours dans le cadre d’un échange scolaire avec le lycée de Gaulle. Une lycéenne livre sa vision des deux systèmes éducatifs.

Marta Avila, lycéenne italienne, est arrivée avec neuf de ses camarades à Chaumont, dans le cadre d’un échange avec le lycée Charles-de-Gaulle. Arrivé ce dimanche 9 octobre, le groupe d’élèves venu de Scordia, ville de Sicile, découvre le lycée « à la française », mais aussi le Mémorial Charles-de-Gaulle, Le Signe, Langres et les figures emblématiques des Lumières, ou encore Dijon.

Quelques jours après son arrivée, Marta Avila partage sa vision des systèmes éducatifs et français. La différence majeure réside dans l’organisation de la journée. En Italie, les cours se déroulent sur une demi-journée. Ils commencent à 8 h 20 et se terminent à 13 h 20, avec 20 min de pause vers 11 h.

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« Nous n’avons pas cours l’après-midi. Quand on a fini, on rentre chez nous pour déjeuner. Après on a du temps libre pour faire les devoirs, du sport ou de la musique », explique dans un français fluide la lycéenne italienne qui suit une spécialisation linguistique.

Pas de cantine au lycée italien

Ce temps libre, Marta Avila l’a mis au profit du volley et du piano. Néanmoins, elle précise : « Tout le monde ne fait pas du sport ». Par ailleurs, les devoirs prennent plus de temps en Italie qu’en France. « Sur une grosse journée, j’étudie de 15 h à 19 h. Sur une journée normale, je fais mes devoirs de 14 h 30 à 17 h. »

Si le système italien permet de développer les fibres sportives et artistiques des élèves, il enlève des moments et des espaces de convivialité. « En France, j’aime beaucoup les moments de temps libre. A Charles-de-Gaulle, il y a beaucoup d’espaces extérieurs et intérieurs pour les moments de pause », remarque la lycéenne. Elle ajoute : « Dans mon école, il n’y pas de cantine ». Et nuance : « Mais nous avons beaucoup de laboratoires pour les cours de langues, de physique ou de chimie ».

L’apprentissage des langues porte ses fruits

Vu par le prisme français, un laboratoire pour un cours de langue parait quelque peu atypique. « On nous met à disposition des ordinateurs. Ça nous permet d’écouter les langues et de faire des exercices différents », explique la lycéenne italienne, toujours dans un français remarquable.

Ces laboratoires expliqueraient-ils le succès de l’apprentissage du français par Marta Avila ? Dur de le définir, car ce n’est pas la seule différence entre les deux pays. En Italie, les cours sont dispensés par un professeur italien, accompagné d’un professeur natif du pays de la langue apprise. L’objectif étant de pouvoir échanger à l’oral pour améliorer la pratique de la langue. Chaque semaine, Marta Avila suit 3 h de cours d’anglais et 4 h répartis entre le français et l’espagnol.

Julia Guinamard

j.guinamard@jhm.fr

Un échange scolaire né d’une amitié

« Avec la professeure du lycée de Scordia, nous nous sommes rencontrées dans le Nord-Pas-de-Calais. A l’époque, j’étais professeur stagiaire et elle était assistante d’italien. Nous avons gardé contact et initié cet échange en 2019 », explique Cécilia Brisset-Gilbert, professeure d’italien au lycée Charles-de-Gaulle. A peine commencé, cet échange a été perturbé par la crise sanitaire. En 2020 et 2021, le lien a ainsi été gardé uniquement à distance.

« Nous avons maintenu l’échange de manière virtuelle. Nous avons trouvé ça important de garder un lien entre les deux établissements. Nous avons donc préparé des cours collaboratifs. Les élèves travaillaient dessus en binôme franco-italien. »

Si cette année les lycéens italiens ont pu découvrir Chaumont, la Covid a continué à perturber le programme. « Normalement, les correspondants devaient aller dans les familles d’élèves de Terminale, mais il y a eu de nouveaux cas de Covid. On a dû s’organiser avec d’autres élèves du lycée qui pouvaient les accueillir. »

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