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Façons de voir – L’édito de Christophe Bonnefoy

Il y a souvent deux façons de voir les choses. Et la plupart du temps, elles se résument à reprendre la bonne vieille image de la bouteille. A moitié vide pour les uns, à moitié pleine pour les autres. Et pour le coup, si les Français trinquent depuis un an, ce n’est pas vraiment de manière festive. Ils encaissent, plutôt. Et sont encore loin d’avoir rebasculé dans l’optimisme.

L’exemple des interprétations qui se transforment en perceptions totalement opposées d’un même fait nous a été donné hier, lors de la visite ministérielle dans un établissement scolaire de Meurthe-et-Moselle. Selon qu’on soit Premier ministre ou parent d’élève, on n’aura pas appréhendé de la même manière la nécessité, le danger même, de renvoyer les enfants en cours. Le débat est vieux… comme le monde dans lequel nous vivons depuis un peu plus d’un an.

Ainsi, l’école ne serait pas le vecteur privilégié de circulation du virus. Soit. Mais tout de même. La semaine passée, 1 884 classes ont dû fermer à cause de cas positifs. Affolant, dès lors qu’on commence à parler, non pas de centaines, mais de milliers de fermetures. Et inquiétant, du point de vue des parents. Mais, car il y a un mais, ces fermetures ne représentent que « 0,65 % des classes », selon Jean Castex. Ouf ! Vu comme ça, évidemment…

Soit dit en passant, les élèves, ils sont les premiers concernés, ont aussi adopté cette double vision de la situation. Certains n’attendaient qu’une chose : retrouver les copains, lassés qu’ils étaient de ce nouvel enfermement d’un mois – vacances comprises, évidemment -. D’autres, au contraire, ont eu bien du mal à se résoudre au port d’un masque qu’ils avaient un peu mis de côté.

Il n’y a plus, maintenant, qu’à attendre les prochaines semaines. On verra alors, réellement, si la bouteille se remplit à nouveau ou si elle continue de se vider.

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