D’une semaine à l’autre : le bon sens
Que retiendra la Haute-Marne de cette 9e semaine de l’année ? La guerre, encore. En temps normal, Kiev se trouve à moins d’une journée de route depuis la Haute-Marne. Cela dit, en ce moment, on effectuera plutôt le trajet dans l’autre sens. Le bon.
Le bon sens voudrait que l’on accueille des réfugiés. Ce n’est pas contre la Russie, encore moins contre les Russes. Cela relève davantage du principe de base : nous rappeler quelques repères cardinaux sur ce que nous sommes, à propos de ce qui nous fonde.
Il est certaines femmes qui prennent bien la lumière, ou qui s’accommodent volontiers d’un compliment bien tourné. Par pudeur ou modestie, d’autres, au contraire, fuient comme la peste la rumeur publique et ceux qui essaient de donner du sens au présent dans les journaux. À 48 heures de la Journée mondiale de la femme, au cœur de l’opération IndustriElles, permettez-moi d’évoquer ici les qualités de la femme la plus discrète de ce territoire : la joinvilloise Marthe Prugnier.
Qui la croise lui donne volontiers du MADAME ; vous allez comprendre pourquoi : Marthe Prugnier est diplômée des Arts et Métiers et de l’Université de Standford. Elle est la patronne très respectée du groupe CIF (Ferry-Capitain, Acieries Hachette & Driout etc.) soit 1 300 collaborateurs. Vous la voyez fort peu dans les médias ; elle préfère investir son temps et son énergie dans le développement de ce fleuron de l’industrie française, qui réalise 70 % de son chiffre d’affaires à l’export. Elle se défie des salons où l’on cause ; elle leur préfère les ateliers où l’on fait. Avec un peu de bon sens, chacun en conviendra même en dehors de la Journée de la Femme : avec sa discrétion mâtinée d’efficacité, cette grande Dame représente bien la Haute-Marne.
Dominique Piot