Ces éléments d’époque pas encore identifiés
Patrimoine. Abris antiaériens, caves, réserves, anciennes habitations… La Ville est riche en éléments patrimoniaux que l’on croise parfois sans prêter attention. Si certains occupaient un rôle bien précis à une époque, pour d’autres, le mystère reste entier.
A l’automne 2023, les vastes terrains entourant le site EIV SNCF, propriétés de cette dernière, ont été débroussaillés. Un défrichement important qui a redessiné le paysage, comme on peut le constater rue de la Favarde. Outre l’horizon, six éléments en béton, recouverts d’une épaisse végétation, attirent l’attention. Des sortes de bunkers, avec un tout petit escalier pour y accéder, et une hauteur de plafond si basse qu’il est impossible d’y tenir debout. Encore moins avec un groupe de plus de quatre personnes.
A l’instar de Claudine, une habitante de Saint-Dizier, sur les réseaux sociaux, JHM quotidien avait déjà posé la question à plusieurs spécialistes de l’Histoire locale, tout en épluchant les livres d’antan. Mais le mystère restait entier face à l’absence de réponse précise.
Abris
En réponse au post Facebook de la Bragarde, chacun y va se son hypothèse. « Ce sont des petites caves appartenant à la SNCF pour entreposer leur matériel », selon Rose. Pour Georges, il y avait « un ancien lotissement où habitaient les gens qui travaillaient à la SNCF. Ce sont les caves qui faisaient partie des maisons. »
Mais le plus souvent, les affirmations faisaient référence à la Seconde Guerre mondiale. Comme Nicolas : « C’était les abris anti-aériens avec des dépôts de munition pour la guerre de 1939 à 1945, c’était surtout utilisé pour les Américains. » Une thèse que valide Johan, avec davantage d’éléments : « Ce sont des abris utilisés par les Américains, comme les camps de Trois-Fontaines. Il y avait aussi des anciennes infirmeries tout près de là, et deux bunkers dans l’arrière-cour de Métalux qui ont été détruits pour construire de nouveaux bâtiments. » Une affirmation qu’il source de sa famille : « Ma grand-mère et même mon arrière-grand-mère les ont vus se construire », ajoute-t-il.
Mystère
Autre mystère à percer, direction La Noue. Rue des Hauts-Fossés se trouve un petit immeuble, aujourd’hui abandonné. Derrière, on retrouve le chemin de halage, piste piétonne et cyclable menant à Vitry-le-François par l’ouest, et qui longe le canal. A cet endroit là, deux éléments interpellent.
Il y a d’abord les fondations de ce qui semblait être une ancienne habitation, avec quelques monticules de béton appartenant aujourd’hui à la nature. Trois mètres plus loin, on découvre une butte en forme de pyramide. Au milieu de celle-ci, un couloir très étroit – recouvert aux trois quarts par des broussailles – laisse entrevoir une petite porte métallique. Celle-ci est ouverte, mais l’accès à l’intérieur est mission impossible. Il pourrait s’agir d’un souterrain traversant l’actuelle avenue Roger-Salengro, mais aucun document historique ne permet de confirmer la fonction de ce lieu.
Avis aux amateurs d’histoire souhaitant apporter leur pierre à l’édifice.
L.V.