Après un refus d’obtempérer, la police interpelle un conducteur sous stups et sans permis
A Chaumont, la police nationale a voulu contrôler un véhicule dans le secteur de la basilique Saint Jean-Baptiste mardi 3 octobre, vers 15 h. Après un refus d’obtempérer, son conducteur a pris la fuite. Un accident allait stopper l’automobiliste, qui allait poursuivre sa course… à pied. Interpellé à Condes, il attend son jugement en prison.
Il est environ 15 h mardi 3 octobre quand un automobiliste refuse de se soumettre à un contrôle de la police nationale, dans le secteur de la basilique Saint Jean-Baptiste et du palais de justice à Chaumont. Non seulement cet homme de 26 ans vient de mettre en danger la vie d’autrui, mais le voilà qui prend la fuite en roulant à très vive allure.
À hauteur du centre commercial Leclerc, la situation se gâte encore. En effet, faubourg des Moulins, au niveau de l’entreprise Chausson, il a un accident avec un poids-lourd. Pas encore de quoi décourager sa course folle manifestement. Le voilà qui fuit… à pied, en coupant à travers champ.
Une patrouille de la police nationale est mobilisée sur les lieux de l’accident, tandis que tous les véhicules que les fonctionnaires ont à leur disposition sont déployés le long du canal.
C’est finalement à Condes que le fuyard est interpellé, au terme d’une heure environ de course-poursuite.
Au refus d’obtempérer initial du conducteur, s’ajoutent désormais un délit de fuite après son accident. Ce n’est pas tout. L’à peine trentenaire conduisait sous l’emprise des stupéfiants. De permis de conduire, il n’avait pas non plus. Ni d’assurance pour son véhicule…
Las, ce Joinvillois est très bien connu des forces de sécurité… et pour des faits similaires.
Le 28 septembre déjà, autour de Poissons, c’étaient les gendarmes qui l’avaient surpris à accumuler la même cohorte d’infractions.
Placé en garde-à-vue dès son interpellation mardi 3 octobre, le jeune homme a été placé en garde-à-vue au commissariat de police de Chaumont. Garde-à-vue qui a au demeurant été prolongée, avant un déferrement jeudi 5 octobre. L’individu a été immédiatement placé en détention.
Le Joinvillois, qui devait être jugé en comparution immédiate vendredi 6 octobre, devra finalement s’expliquer devant la justice lundi 23 octobre.
D’ici cette date, il dort en prison.
Fabienne Ausserre avec Julia Guinamard
f.ausserre@jhm.fr