Neuf conseils à suivre pour éviter les arnaques
Ce lundi 2 octobre après-midi, à la salle du conseil municipal, une conférence-débat informait les séniors sur les arnaques à la consommation.
Après le mot d’accueil de Christine Guillemy, maire de Chaumont, et la présentation des intervenants par Izabela Eymeret, coordinatrice du conseil départemental d’accès aux droits (CDAD 52), Philippe Mathieu, président du tribunal, a précisé que le mot « arnaque » était étranger au vocabulaire de la justice, laquelle sanctionne les délits d’escroquerie, d’abus de faiblesse et de tromperie sur la marchandise.
La loi du 3 mars 2022 sur la cybersécurité vient enfin d’entrer en application, et le major Cédric Maizières a justement traité de la cyber-malveillance. Les cas les plus fréquents sont un usurpateur qui appelle pour dépanner financièrement un soi-disant proche, de la violation de données personnelles et bancaires (cartes de paiement)… souvent par des délinquants trop loin pour être poursuivis.
Des conseils pour éviter les arnaques
« Mon premier conseil est de vérifier si l’adresse du site est bien celle de celui avec qui l’on croit communiquer. Lors d’un paiement, son préfixe doit être https:// ». Le second est que vos mots de passe doivent être complexes et différents d’un site à l’autre. Ils peuvent être des phrases », explique le major Cédric Maizières. Ce dernier conseille également de mettre à jour son anti-virus ou de ne pas ouvrir les messages suspects et leurs pièces jointes.
Pour signaler les arnaques, les victimes doivent aller sur le site : internet-signalement.gouv.fr. Gaëlle Perrot, de la répression des fraudes, service fermé au public, met en garde contre la livraison directe, non pas par le vendeur, mais par un fournisseur, avec des offres trop alléchantes. Thierry Fouchet de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a traité de démarchages liés à la rénovation énergétique. Pour ces derniers, il ne faut en aucun cas signer quelque chose à la première visite. Il faut comparer, vérifier la qualification RGE (reconnu garant de l’environnement) et éventuellement user de la rétractation sous 14 jours.
De notre correspondant Benoît Gruhier