L’Agglo de Chaumont attend que des équipes JO ou JOP demandent Palestra
L’Agglo de Chaumont le dit, elle a posé la candidature de Palestra pour être « base arrière », dans cinq disciplines dans le cadre des JO ou JOP. Pour le président Stéphane Martinelli, maintenant que le site est « retenu », il faut attendre de connaître les qualifiés pour contacter les fédérations.
« On est rentré dans le processus des candidatures « bases arrière » car on a Palestra. Qui est d’ailleurs un site retenu ». Les candidatures concernent cinq disciplines : le volley, le volley assis, le basket, le basket fauteuil et le hand. Le président de l’Agglo Stéphane Martinelli explique que le site doit pouvoir servir « aux délégations étrangères » dans leur ultime préparation pré JO & JOP. La France, elle, n’ira pas en zone rurale. Comment l’essai peut-il être transformé ? « Un site web recense les salles retenues et sur lequel les fédérations peuvent nous contacter ». Toutefois, l’Agglo « a mené des actions en complément ». Et de citer des exemples de celles à qui elles s’adressaient : Japon, Colombie, Argentine… C’est avec le Japon que ces « actions » sont allées le plus loin. « On avait adressé un mail à son ambassadeur en France, que j’avais co-signé avec le président du Grand Est Franck Leroy ». Avant que le Japon fasse « un autre choix ». Pourtant, se souvient Stéphane Martinelli, « on n’était pas loin (d’aboutir) ».
Tournois à l’oeil
L’Agglo a tenu également à confectionner une plaquette qui vante les équipements de Palestra, elle est déclinée en trois langues. Sachant, qu’ « au-delà des sportifs, il y a les délégations » à accueillir. Qui ont aussi besoin de « moyens d’organisation ». Ladite plaquette a été adressée à 146 fédérations, précise le président Martinelli. Une « très belle vidéo qui promeut Palestra a été présentée à plusieurs reprises » – son QR code figure sur le document de communication. « Pour le basket et le basket fauteuil, le volley et le volley assis, on est encore dans les tournois qualificatifs ». En clair, de nombreuses fédérations sont dans l’impossibilité de se positionner. Quand d’autres, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, qui peuvent considérer qu’elles se qualifieront « peuvent anticiper ». C’est ce qu’il se passe en volley au demeurant, poursuit Stéphane Martinelli, quoique les fameux tournois se déroulent du 30 septembre au 8 octobre. Il ajoute alors aux deux nations citées le Brésil, la Chine et le Japon. « On a un suivi des sports pour lesquels on a contacté les fédérations ». Au passage, Stéphane Martinelli pointe qu’il y a ainsi des surprises : « le Sud Soudan s’est qualifié ».
« On est réactifs. Dès qu’on connaît un nouveau qualifié, on contacte la fédération ». Par ailleurs, l’Agglo a pris attache avec l’agence Spartner pour promouvoir Palestra car elle a « un lien privilégié avec les fédérations ». Toutefois, le président de l’Agglo a bien en tête un ratio : « une collectivité sur cinq sera retenue ». La concurrence est extra-locale : « en Haute-Marne, on est les seuls à être site retenu pour les bases arrière ». Et de rappeler que le label Terre de jeux 2024 est acquis, cette fois comme d’autres collectivités du département.
Fabienne Ausserre
f.ausserre@jhm.fr
Le CVB 52 hors ligne
« Depuis août 2022, nous n’avons aucune nouvelle des démarches autour des candidatures bases arrière ». Intuitivement, le président du CVB 52 Bruno Soirfeck aurait plutôt vu l’effort porté sur le volley… Si Chaumont peut se faire remarquer en sports, c’est en effet plus aisément avec son équipe qui évolue au plan international. Août 2022 correspond à la tenue du Tournoi de volley féminin entre six équipes de six nations… dont l’équipe de France. Devenir base arrière est le résultat d’un travail de réseau, indique d’un ton neutre l’entraîneur du CVB 52. Il n’est pas exclu au demeurant qu’à ce jeu-là, Bruno Soirfeck ait sous la main un carnet épais comme ça, avec des contacts dans le cœur du réacteur, souvent des proches d’ailleurs ou bien avec lesquels des arguments existent pour qu’ils le deviennent. En tout cas, en 2019, pour la Ville de Chaumont, il avait établi un business plan « pour être dans la spirale des JO ».