Lumière sur le patrimoine
Samedi 16 septembre, lors des Journées du patrimoine, entre conférence, visite au musée et spectacle son et lumière, le public était bien présent.
Dans la cave à Bernard de la médiathèque Bernard-Dimey, la conférence “Nogent et sa coutellerie pendant la Révolution” donnée par Thomas Morisot, directeur adjoint du musée de la coutellerie, a fait salle comble samedi soir. Rappelant le contexte historique de 1789, Thomas Morisot a remonté le temps de Nogent-le-Roy avec la justice de paix et les traces de quelques vestiges encore observables comme au 3, rue du Château. Une époque rythmée par de profonds changements : nouveaux découpages administratifs, nouvelles unités de mesures, nouvelle monnaie, nouvelles institutions…
Après un focus sur l’arbre de la liberté et ses origines, l’église de Nogent-le-Bas, autrefois temple de la Raison, n’a pas manqué de captiver le public tout comme son changement en manufacture de lames de sabre. En 1793, des sabres y sont fabriqués ; un modèle a été dévoilé au musée pour l’occasion de ces Journées du patrimoine. Une riche conférence qui donnait le ton du programme de dimanche…
Sous le passage des Preslots, les bénévoles des Vieilles boutiques du Nogentais ont restauré les troupes avant que les pupilles ne soient surprises par un spectacle son et lumière inédit projeté sur la façade de la mairie par la société Beltène. En 18 minutes, l’évolution de Nogent au fil du temps a captivé le public, rassemblé en nombre sur la place. De l’époque de Thibaut IV aux marchés qui ont animé la place en passant par les constructions du musée, de la médiathèque, de la salle de spectacles et les divers travaux d’aménagements de la ville, la succession de tableaux, entrecoupée de créations graphiques, a ébloui la place et les spectateurs.
« Pour moi qui ne suis pas de Nogent, j’ai trouvé ça génial, je ne connaissais pas l’histoire de la ville ! », commentait Emilie venue avec ses enfants. Pour d’autres Nogentais, on pouvait entendre : « Tu te rappelles ? ». Le patrimoine était bien vivant sur la place samedi soir ! « J’ai le cœur aussi grand qu’une place publique ? cette histoire de cœur ne regarde que moi », les paroles de Bernard Dimey interprétées par Juliette Gréco ont retrouvé tout un sens !